Script de post-installation pour Ubuntu

À force d’installer Ubuntu pour des gens, je me retrouve souvent à refaire un certain nombre d’opérations identiques sur chacune de ces machines. Cela faisait longtemps que je souhaitais écrire un petit script pour automatiser une bonne partie de ces étapes une fois le système d’exploitation installé afin de gagner du temps.

Le script en action
Le script en action

Fonctionnement

Ce script pose quelques questions à l’utilisateur en début d’exécution, puis installe toute une série de logiciels libres, de polices de caractères, de codecs audio et vidéo, de plugins de navigateur et, si l’utilisateur ne peut s’en passer et le décide, de logiciels propriétaires connus. Pendant l’opération quelques dépôts de logiciels sont ajoutés et une ou deux optimisations sont apportées et toutes les mises à jour disponibles sont finalement installées. Il est facile de modifier le script selon vos besoins personnels en l’éditant avec votre éditeur de texte préféré.

Instructions

Je met à disposition ici ce script pour ceux que cela intéresse (teste sur Ubuntu Jaunty 32 et 64 bits, mais devrait fonctionner avec d’autres versions également) :

  1. enregistrer postinstall.sh
  2. clic droit -> propriétés -> permissions -> « autoriser l’exécution du fichier comme un programme »
  3. double clic sur le fichier et choisir « lancer »

N’hésitez pas à proposer des améliorations !

Mise à jour 3 mai 2009 : J’ai publié ici une nouvelle version de ce script qui tient compte de certains de vos commentaires. Merci !

Mise à jour 4 mai 2009 : J’ai encore publié une nouvelle version de ce script qui corrige certains problèmes et tient compte des nouveaux commentaires.

Mise à jour 5 mai 2009 : Décidément, les commentaires pleuvent ! La nouvelle version du script vérifie désormais si une nouvelle version est disponible et tiens compte de certaines de vos remarques dont je vous remercie. Il est en outre maintenant possible d’exécuter plusieurs fois le script de suite sans avoir des entrées à double dans les fichiers de configuration.

Mise à jour 7 mai 2009 : Encore une nouvelle version. Pour cette version et les prochaines, reportez-vous au changelog (il apparaît automatiquement en cas de mise  à jour automatique).

GeTax : voici les patchs et les paquets

Suite à mon rendez-vous au département des finances, j’ai décidé de voir à quel point il était difficile de corriger les différents défauts de GeTax sous Linux. En quelques heures de travail, alors que je n’avais jamais créé de paquet de ma vie, je suis arrivé à une solution qui permet de corriger 100% des défauts relevés dans mon premier article sur le sujet et rapportés chaque année depuis 4 ans.

Aujourd’hui je vous présente donc le résultat de ce travail qui, je l’espère, sera intégré dans les prochaines version de GeTax, mais aussi dans celles des versions des autres cantons de ce logiciel de saisie de déclaration fiscale.

N’hésitez pas à tester ces paquets avec votre distribution préférée et à m’envoyer vos commentaires. Je vous tiendrai au courant si/quand ces modifications auront été intégrée « upstream » ;-).

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic
Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Modifications

Raccourci .desktop

Un raccourci au standard .desktop est automatiquement placé dans applications->bureautique.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur
GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Corrections de chaînes de caractères

Quelques fautes d’orthographe (majuscules accentuées) ainsi que toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader ont été corrigées

Désactivation de la mise à jour automatique

Comme l’installation se fait globalement avec mon paquet, il n’est pas possible d’utiliser le système de mise à jour mono-utilisateur de GeTax ; j’ai donc fait en sorte de désactiver automatiquement les mises à jour. Si ma solution est retenue par le département des finances, le système de mise à jour pourrait simplement télécharger une nouvelle version du paquet d’installation ou bien GeTax pourrait prendre en compte les fichiers mis à jour dans le répertoire personnel de l’utilisateur lorsqu’ils existent (en lieu et place des fichiers installés system-wide). Néanmoins mes paquets contiennent la dernière version mise à jour de GeTax ; c’est à dire une version plus récente que celle téléchargeable sur le site de GeTax.

Paquets

.deb (Debian, Ubuntu, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .deb a été testé avec succès sur Ubuntu 8.4, 8.10, 9.4 32 et 64 bits : téléchargement.

.rpm (RedHat, Fedora, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .rpm a été brièvement testé sur Fedora 10 64 bits : téléchargement.

.tgz

Pour toutes les autres distributions : téléchargement.

Patch

Voici un patch qui décrit les modifications apportées au code de GeTax 2008 : téléchargement.

Conclusion

Ces paquets viennent peut-être un peu tard par rapport aux délais pour rendre sa déclaration d’impôts (à la fin de ce mois), mais si vous avez demandé un délai ou si vous êtes intéressé par le test de ces paquets, je vous remercie de me faire part de vos expériences.

J’espère que GeTax2009 proposera des moyens d’installation aussi simples que ceux présentés ici et que les autres corrections apportées à GeTax pourront être intégrées dans cette prochaine version ainsi que dans les versions des autres cantons. J’attends à ce propos des nouvelles du département des finances et vous tiendrai au courant de la suite donnée à ces patchs et paquets.

Mise à jour 27 juin 2010 : J’ai publié un nouvel article avec mes paquets pour GeTax 2009 créés il y a presque six mois déjà.

Déchiffrer son dossier personnel lors de l’identification avec pam-mount

Cas d’utilisation

Un ordinateur partagé avec plusieurs utilisateurs dont un (moi) souhaite chiffrer ses données. Je ne veux pas qu’il soit nécessaire d’entrer une phrase de passe au démarrage, ni utiliser eCryptfs (qui chiffre chaque fichier séparément). Le but est donc d’utiliser ma partition chiffrée LUKS (Linux Unified Key Setup) et d’utiliser mon mot de passe utilisateur comme phrase de passe pour déchiffrer puis monter cette partition (il est donc important d’utiliser un mot de passe identique à une des phrases de passe utilisée pour débloquer la clé de chiffrement).

Le chiffrement de la partition ne sera pas abordé ici, pour Ubuntu, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup

Mise en place

Premièrement, vous aurez besoin du module PAM (Pluggable Authentication Module) pam-mount :

sudo aptitude install pam_mount

Ensuite, il vous faudra, le cas échéant, commenter la ligne qui sert à monter votre partition chiffrée dans /etc/fstab ainsi que la ligne correspondante dans /etc/crypttab pour éviter que le système tente de déchiffrer et monter cette partition au démarrage (avant l’identification).

Il faut maintenant indiquer à pam-mount quelle est la partition à monter en ajoutant la ligne suivante au fichier/etc/security/pam_mount.conf.xml juste avant </pam_mount> (en remplaçant jernst par le nom d’utilisateur correspondant) :

<volume user="jernst" fstype="crypt" path="/dev/sda2" mountpoint="/data" />

Il ne reste plus qu’à configurer PAM en ajoutant la ligne suivante à la fin des fichiers /etc/pam.d/common-session et /etc/pam.d/common-auth

# added for libpam-mount
@include common-pammount

Finalement, dans cet exemple, il faut encore déplacer toutes vos données personnelles vers votre partition chiffrée, puis faire un lien symbolique entre votre dossier personnel et /data.

Derniers mots

Cette technique a aussi l’avantage de vous permettre d’allumer votre ordinateur sans qu’une phrase de passe vous soit immédiatement demandée, ce qui est particulièrement utile dans des pays où la protection de votre vie privée peut vous valoir un séjour en détention ou un mauvais quart d’heure à la douane (il suffit alors de vous identifier avec un autre utilisateur).

Finalement si quelqu’un a une idée pour permettre une hibernation dans ce cas de figure (i.e. sans que la clé de chiffrement ne soit compromise, ce qui serait le cas avec une partition de SWAP), je suis preneur.

Mise à jour 14 juin 2009 : Il semblerait que depuis Jaunty, pam_mount ajoute automatiquement « session optional        pam_mount.so » dans les fichiers qui se trouvent dans pam.d ; si vous avez une telle ligne, il n’est pas nécessaire d’ajouter les lignes indiquées dans l’article à la fin de ces fichiers.

HP refunds 520$ for unused software

This is a translation of my latest article (original in French).

After my previous successes with Dell and Lenovo (was  IBM), I just finished a (long) process of reimbursement with the leading PC manufacturer: Hewlett-Packard.

Introduction

At the end of 2008, I acquired two HP laptops for friends for whom I installed Ubuntu Linux. As usual, the models of interest were not available without the operating system and pre-installed software.

First attempts

Upon reception of the first model, I called HP support for laptops where I was told to call support for HP professional laptops where they asked me to call customer service where they told me to call the sales department, this department then asked me to contact the claims department by e-mail because they could not help me!

After numerous e-mails and phone calls with the claims department, I had still not received the amount due in repayment of licenses for software that I did not agree with. Worse, they told me they were not aware that a End User License Agreement (EULA) is displayed when you first start their PCs (if this is not bad faith, I don’t know what is) and they asked me to send them a copy of the terms in question:

From: Jonathan Ernst
To: xxx.xx@hp.com
Subject: Attention Mr. S.
Date: Friday, 21 November 2008

Dear Sir,

Thank you for your phone call.

Here are excerpts from your own license contract
displayed at startup of each computer running Windows
you sell:

—————————
[…] If you do not accept the terms of the agreement, click the
button indicating your rejection and do not copy, download or
use the software in any way. You can
get the full refund of unused software […]
—————————

And here is the extract from the second license (Microsoft Windows)
which is also displayed at startup:

—————————
[…] Using the software, you accept these terms.
If you do not agree, do not use the software.
Contact the manufacturer or installer to determine their procedures for return of goods
to get your money back.
—————————

I am surprised that HP does not know the existence of these
End User License Agreement (EULA), since these licenses
are displayed on all your computers.

In addition, your company has already made several repayments (willingly or
by force) in the past. You have been condemned last year in Italy
to pay 2300 euros (140 euros in software)

http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

I also invite you to educate yourself on this issue by visiting: http://www.racketware.info/

The software I want to get the refund for includes:

– Microsoft Windows Vista Home Basic OEM
– WinDVD
– Roxio
– Mc Afee (2 months subscription)
– MS Office 2007 ready

Note that you can probably get repaid these amounts from the publishers of such software.

Yours sincerely

I then decided to start sending regular letters  (I sent an invoice for each computer, then, when expired, threats of prosecution). I finally received a written response (in English even though we had always communicated in French). According to them, their return policy is in line with industry best practices (even though I have pointed out repeatedly that their two biggest competitors had accessed to my previous requests, and that they had recently been convicted for similar facts in Italy).

Here is my answer:

From: Jonathan Ernst
To: xxx.xx@hp.com
Subject: Your letter
Date: Friday, 09 January 2009

Hello,

I acknowledge receipt of your reply in English to my letter
in French (you obviously have the resources to translate
the End User License Agreement that you do not respect
in French, but not enough to communicate with your clients
in the language in which they write and buy your products).

As explained in my previous request for refund (for
which I am still waiting for the payment), I don’t care about your
arguments.

First your refund policy is not in line with best industry practices as you write because IBM
and Dell, your two biggest competitors, have refunded software not used in a similar case after my previous
purchases: https://ernstfamily.ch/jonathan/tag/tax/

Second, even if it did, it doesn’t matter because the EULA explicitly gives me the right to a refund in the event I do not
accept the terms of the license. I remind you once again that you have recently been convicted in Italy on this subject:
http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

You can continue as long as you like to hide behind your legal department, but this won’t prevent me from, if you fail to
comply with my requests, prosecuting your management as stated in my last letter sent to your headquarters and Mr. P. and B.

You will also find attached to this e-mail a draft of the prosecution (in french « requisition de poursuite ») that I will send, if by the end of this month I don’t have any satisfactory answer from you.

All rights reserved.

Legal proceedings against HP Switzerland and some members of its management

Hewlett-Packard Switzerland and several members of its management did not respond to my last notice before prosecution sent by registered letter (sent to the address of the company and their personal addresses). Therefore I sent the legal proceedings form to the competent offices.

Finally a response!

In February 2009 (two months after the last notice before prosecution) my debtors received their payment order from the legal proceedings office.  Mr B., manager of HP Switzerland finally granted me with an e-mail (this shows how far you have to go to make those companies reply to your letters):

From: Mr B. <xxx@hp.com>
To: Jonathan Ernst
Cc: yyy@hp.com
Subject: Legal proceedings
Date: Wednesday, 19 February 2009 17:28:29

Sir,

Referring to your letter of 17 December 2008 and your payment order (No. xxxxxx) that I received this week, I state my opposition.

I respect the fact that you insist on your rights as a principle, which is quite legitimate. However, I did personally never sell or charge any HP product and I condone the fact that you took legal action against me on a private level for a refund of software licenses pre-installed on HP products.

However, I can confirm that the accounting department will pay you tomorrow an amount of CHF 600 on your account XX-XXXXXX-X to cover your expenses. Therefore, we urge you to withdraw the prosecution against Mr P. and Mr B.

I leave you to your opinions and your principles, as well as your undignified pride to have recovered the license fees charged for our HP products, and for the fees you also racked « willingly or by force » from other manufacturers such as Dell, Lenovo and IBM to use your own quotations.

Sincerely yours,

Mr. B.

The man almost made me shed a tear, here is my answer after having received the promised sum:

From: Jonathan Ernst
To: Mr B. <xxx@hp.com>
Cc: yyy@hp.com
Subject: Re: Legal proceedings
Date: Wednesday, February 26 2009 19:39:46 0100

Sir,

On Thursday, Mr. B. 2009-02-19 says:

> Sir,
>
> Referring to your letter of 17 December 2008 and your payment order (No.
> xxxxxx) that I received this week, I state my opposition.
>
> I respect the fact that you insist on principle to your rights, which is
> quite legitimate. However, I did personally never sold or charged any HP
> product and I condone the fact that you took legal action against me in
> private for a refund of software licenses pre-installed on HP products.
>

I regret that my approach has caused you harm, but what is even more unfortunate is that I had to go this far in order to get back what was due by contract.

Furthermore, I find it somewhat inappropriate to play the surprise and indignation when you acknowledge yourself earlier to have been informed of my approach by registered letter in December. Perhaps you could have taken the necessary actions to avoid this situation at that time?

As a manager you will certainly ensure that the various telephone services from Hewlett Packard in Switzerland and your company’s complaint service are more aware of your customers rights so that this situation never happens again. I am also at your disposal if you want to learn more about the real uphill battle that forced me to take this kind of actions.

It is clear to me that the current policy (ignoring letters, claiming that the licensing contracts do not exist, etc..) of your
company is intended to discourage customers from exercising their rights which is unacceptable for a company like yours.
Therefore, I will not hesitate to assist any interested person to assert their rights as long as a simple and transparent refund process (or, better yet, a purchasing process that does not force the tying) is not implemented by manufacturers of personal computers.

> However, I can confirm that the accounting department will pay you
> tomorrow an amount of CHF 600 on your account XX-XXXXXX-X to cover your
> expenses. Therefore, we urge you to withdraw the prosecution against Mr
> P. and Mr B.
>

I took the necessary steps to undo these actions (including the one against your headquarters) and acknowledge receipt of your payment.

> I leave you to your opinions and your principles and undignified pride
> to have recovered the license fees charged for our HP products, and for
> the fees you also racked « willingly or by force » with other
> manufacturers such as Dell, Lenovo and IBM to use your own quotations.

These fees are in no way « racked » to manufacturers as you seem to think. It is simply a reimbursement proposed by the
publishers of the software when the accompanying license agreement is not accepted by the end user.

Therefore it does not cost anything to the manufacturers that you mention. Of course, if, on your side, you do not want to make the necessary arrangement to be refunded from your vendors, that is your problem.

As for my pride, please note that this was solely done because of principles and not to get money. To enforce my rights and not pay 20-30% of the price of a computer for software I do not intend to use. Who knows, one day you may allow your customers to choose the software they want pre-installed (opt-in instead of opt-out) on your computers and make this whole process and the inconvenience caused by it to manufacturers and their customers unnecessary.

Best regards.

Conclusion

This time, I really thought that Hewlett-Packard was going to turn a deaf ear until the court. Nevertheless, as it had already been the case with one of my first experiences on the subject, the threat (in the case of Dell) or the actual stake in pursuits again provoked a reaction and in forced the debtors to pay off to me what was due to me.

It is unfortunate to notice how difficult it is to assert ones’ rights in IT tax removal. I dare to hope that this kind of initiatives as well as those relayed by the project « detaxe » from swisslinux, the racketiciel.info site at the French level and racketware.info at the international level, will allow everyone not to pay pointless expenses of licenses for software of no use (whether they do not wish to use them, or because they already possess them) whatever their choice of equipment. A clear display of the prices of this  » inclusive software  » as well as their optionality would be to the advantage of the consumers and the computers makers.

In order to multiplicate these procedures and to encourage the makers to change their dishonest practices, do not hesitate to let know your procedures (successful or not) against these groups quoted previously as well as to request for coaching.

Appendices

Here is a non exhaustive list of  documents sent and received to/from Hewlett-Packard:

2008-12-17 first invoice sent to HP (french)
2008-22-12 invoice for the second HP conputer (french)
2008-17-12 dernier avis avant poursuites (without appendices, a similar  letter has been sent to two others members of HP management, french)
2009-01-08 HP response
(english)
2009-05-02 réquisition de poursuite (without appendices, a similar form has been sent to the cantons where are living both HP management members targeted by my pursuit, german)

HP Suisse me rembourse 600 CHF de logiciels

Après mes différents succès avec Dell et Lenovo (ex. IBM), je viens de terminer une (longue) procédure de remboursement avec le leader des fabricants d’ordinateurs personnels : Hewlett-Packard.

Introduction

Fin 2008, j’ai fait l’acquisition coup sur coup de deux ordinateurs portables HP pour des amis pour lesquels j’ai installé Ubuntu Linux. Comme d’habitude les modèles qui les intéressaient n’étaient pas disponibles sans système d’exploitation et logiciels pré-installés.

Premières tentatives

Dès réception du premier modèle, j’ai donc contacté tour à tour, le support pour portables HP où on m’a dit d’appeler le support pour portables HP professionnels qui m’a demandé d’appeler le service client, qui m’a demandé d’appeler le service vente, ce dernier service m’a demandé de contacter le service des réclamations par e-mail car ils ne pouvaient pas m’aider !

Après de nombreux e-mails et téléphones avec le service des réclamations, je n’avais toujours pas reçu la somme due en remboursement des licences d’utilisation des logiciels dont je n’accepte pas les termes. Pire, ils m’ont indiqués qu’ils n’étaient pas au courant qu’un contrat de licence de l’utilisateur final (CLUF) était affiché lors du premier démarrage de leurs machines (vive la mauvaise foi) et ils m’ont demandé de leur envoyer une copie des termes en question :

De:     Jonathan Ernst
À:     xxx.xx@hp.com
Sujet:     À l’attention de M. S.
Date:     Vendredi, 21 novembre 2008

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre téléphone.

Voici comme convenu quelques extraits de votre propre contrat de
licence, affiché au démarrage de chaque ordinateur équipé de Windows que
vous vendez :

—————————
[…]Si vous n’acceptez pas les modalités de l’accord, cliquez sur le
bouton indiqué votre rejet et n’installez, ne copiez, ne téléchargez ou
n’utilisez pas de quelque manière que ce soir les logiciels. Vous pouvez
obtenir le remboursement intégral des logiciels inutilisés[…]
—————————

Ainsi que l’extrait de la seconde licence (celle de Microsoft Windows)
également affichée au démarrage :

—————————
[…]En utilisant le logiciel, vous acceptez ces termes.
Si vous ne les acceptez pas, n’utilisez pas le logiciel.
Contactez le fabricant ou l’installateur afin de connaître leurs modalités de retour des marchandises
pour vous faire rembourser.
—————————

Je suis étonné que personne chez HP ne connaissent l’existence de ces
contrats de licence de l’utilisateur final (CLUF) puisque ces licences
sont affichées sur tous vos ordinateurs.

En outre, votre société a déjà procédé à plusieurs remboursements (de
gré ou de force) par le passé. Vous avez notamment été condamné l’année
passée en Italie au paiement de 2300 euros (dont 140 euros de logiciels)

http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

Je vous invite également à vous sensibiliser sur la question en
consultant le site : http://www.racketiciel.info/

Les logiciels dont je souhaite obtenir le remboursement sont notamment :

– Microsoft Windows Vista Home basic OEM
– WinDVD
– Roxio
– Mc Afee (2 mois)
– MS Office 2007 ready

Notez que vous pouvez probablement vous faire rembourser de ces sommes
auprès des éditeurs de ces logiciels.

Meilleures salutations

Je suis donc passé à l’étape courrier (j’ai envoyé une facture pour chacun des ordinateurs, suivi, à échéance, de menaces de poursuite). J’ai finalement reçu une réponse écrite (en anglais alors que nous avions toujours communiqué en français). Selon eux, leur politique de retour est en adéquation avec les meilleures pratiques de l’industrie (alors même que je leur ai signalé à de maintes reprises que leur deux plus grands concurrents avaient accédé à mes précédentes demandes et qu’ils avaient récemment été condamné pour des faits similaires en Italie).

Voici ma réponse :

De:     Jonathan Ernst
À:     xxx.xx@hp.com
Sujet:     Votre lettre recommandée
Date:     Vendredi, 09 janvier 2009

Bonjour,

J’accuse réception de votre réponse en anglais à mon courrier en
français (vous avez visiblement les ressources nécessaires pour faire
traduire les contrats de licences utilisateurs que vous ne respectez pas
en français, mais pas assez pour répondre à vos clients dans la langue
dans laquelle ils vous écrivent et achètent vos produits).

Comme expliqué pour ma demande de remboursement précédente (pour
laquelle j’attends toujours le remboursement), je n’ai que faire de vos
arguments fallacieux.

Premièrement votre politique de remboursement n’est pas en ligne avec
les meilleures pratiques de l’industrie comme vous l’écrivez puisque IBM
et Dell, vos deux plus gros concurrents, ont effectué le remboursement
des logiciels non utilisés dans un cas identique lors de mes précédents
achats : https://ernstfamily.ch/jonathan/tag/tax/

Ensuite, même si c’était le cas, cela n’a aucune importance puisque le
CLUF me donne explicitement droit à un remboursement en cas de non
acceptation des termes de la licence. Je vous rappelle encore une fois
que vous avez d’ailleurs récemment été condamné en Italie à ce sujet :
http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

Vous pouvez continuer tant que vous le souhaitez à vous cacher derrière
votre département légal, mais cela ne m’empêchera pas de mettre, sans
remboursement de votre part, votre direction aux poursuites comme
indiqué dans mes dernières lettres recommandées adressées à votre siège
et à MM P. et B.

Vous trouverez en outre attaché à cet e-mail le projet de réquisition de
poursuite qui sera envoyé, sans nouvelles satisfaisantes de votre part,
avant la fin de ce mois.

Tous droits réservés.

Mise aux poursuites de HP Suisse et de certains membres de sa direction

Hewlett-Packard Suisse et plusieurs membres de sa direction n’ayant pas donné suite à mon dernier avis avant poursuites envoyé par lettre recommandée (à l’adresse de la société et à leur adresse personnelle), j’ai envoyé la réquisition de poursuite auprès des offices compétants.

Enfin une réaction !

C’est en février 2009 (soit deux mois après le dernier avis avant poursuites) que mes débiteurs ont reçu leur commandement de payer. M. B., gérant de HP Suisse Sàrl s’est donc fendu d’un e-mail (qu’est-ce qu’il ne fait pas faire pour obtenir une réponse à ses courriers) :

De:     M B. <xxx@hp.com>
À:      Jonathan Ernst
Cc:    yyy@hp.com
Sujet:     Poursuite
Date:     Mercredi, 19 février 2009 17:28:29

Monsieur,

Faisant référence à votre lettre recommandée du 17 décembre 2008, ainsi qu’à votre commandement de payer (poursuite n° XXXXXX) qui m’est parvenu cette semaine, je déclare mon opposition.

Je respècte le fait que vous insistiez par principe à vos droits, ce qui est tout à fait légitime. Cependant, je ne vous ai personnellement jamais vendu ni facturé aucun produit HP et je ne cautionne pas le fait d’aller jusqu’à me poursuivre en privé pour un remboursement de licences de logiciels pré-installés sur des produits HP.

Néanmoins, je vous confirme que la comptabilité vous versera dès demain un montant de CHF 600 sur votre compte CCP XX-XXXXXX-X afin de couvrir tous vos frais. Par conséquent, nous vous prions de retirer la poursuite engagée contre M P. et M B.

Je vous laisse à vos opinions et à vos principes ainsi qu’à la fierté peu glorieuse d’avoir récupéré les frais de licences facturées avec nos produits HP, que vous avez par ailleurs soutiré « de gré ou de force » auprès d’autres fabricants tels que Dell, Lenovo et IBM pour reprendre vos propres citations.

Je vous adresse, Monsieur, mes salutations distinguées,

M. B

J’en arriverai presque à plaindre ce Monsieur, voici ma réponse après avoir encaissé la somme promise :

De:     Jonathan Ernst
À:     M. B. <xxx@hp.com>
Cc:     yyy@hp.com
Sujet:     Re: Poursuite
Date:     Mercredi, 26 février 2009 19:39:46 +0100

Monsieur,

Le jeudi, 2009-02-19 M. B. a écrit:
> Monsieur,
>
> Faisant référence à votre lettre recommandée du 17 décembre 2008,
> ainsi qu’à votre commandement de payer (poursuite n° 4131585) qui m’est
> parvenu cette semaine, je déclare mon opposition.
>
> Je respècte le fait que vous insistiez par principe à vos droits, ce
> qui est tout à fait légitime. Cependant, je ne vous ai personnellement
> jamais vendu ni facturé aucun produit HP et je ne cautionne pas le
> fait d’aller jusqu’à me poursuivre en privé pour un remboursement de
> licences de logiciels pré-installés sur des produits HP.

Je regrette que ma démarche vous ait causé du tort, mais ce qui est
encore plus regrettable c’est que j’aie dû aller jusqu’à cette
extrémité pour obtenir ce qui m’était dû par contrat.

En outre, je trouve cela un peu déplacé de jouer la surprise et
l’indignation alors que vous reconnaissez vous-même un peu plus haut avoir
été informé de ma démarche par courrier recommandé en décembre.
Peut-être auriez-vous dû prendre les mesures nécessaires pour éviter
cette situation à ce moment là ?

En tant que gérant vous parviendrez certainement à faire en sorte que
les différents services téléphoniques de Hewlett Packard Suisse ainsi
que le service des plaintes de votre société soient plus au fait des
droits de vos clients afin que cette situation ne se reproduise jamais.
Je reste par ailleurs à votre disposition si vous souhaitiez en apprendre
plus sur le véritable parcours du combattant qui m’a forcé à agir de la
sorte.

Il est clair pour moi que la politique actuelle (ignorer les courriers,
prétendre que les contrats de licences n’existent pas, etc.) de votre
société est destinée à décourager vos clients de faire valoir leurs
droits ce qui est inacceptable pour une société comme la votre. Pour
cette raison, je n’hésiterai pas à assister toute personne intéressée
à faire valoir ses droits tant qu’un processus de remboursement simple et
transparent (ou, mieux encore, un processus d’achat ne forçant pas la
vente liée) ne sera mis en place par les fabricants d’ordinateurs
personnels.

>
> Néanmoins, je vous confirme que la comptabilité vous versera dès
> demain un montant de CHF 600 sur votre compte CCP XX-XXXXX-X afin de
> couvrir tous vos frais. Par conséquent, nous vous prions de retirer la
> poursuite engagée contre M. B et M P.

J’ai procédé aux démarches nécessaires pour annuler ces poursuites (y
compris celle contre votre siège) et accuse réception de votre paiement.

>
> Je vous laisse à vos opinions et à vos principes ainsi qu’à la fierté
> peu glorieuse d’avoir récupéré les frais de licences facturées avec
> nos produits HP, que vous avez par ailleurs soutiré « de gré ou de
> force » auprès d’autres fabricants tels que Dell, Lenovo et IBM pour
> reprendre vos propres citations.

Ces frais ne sont en aucun cas « soutirés » aux fabricants comme vous semblez
le penser. Il s’agit simplement d’un remboursement proposé par les
éditeurs de ces logiciels lorsque le contrat de licence qui les accompagne
n’est pas accepté par l’utilisateur final.

Cela ne coûte donc absolument rien aux fabricants que vous citez. Bien
entendu, si, de votre côté, vous ne souhaitez pas faire les démarches
pour être remboursé auprès de vos fournisseurs de logiciels cela vous
regarde.

Quant à ma fierté, sachez que cette démarche n’est motivée que par des
principes et non par l’argent : faire valoir mes droits et ne pas payer 20
à 30% du prix d’un ordinateur pour des logiciels dont je
n’ai pas l’utilité. Qui sait, un jour peut-être permettrez-vous à vos
clients de choisir les logiciels qu’ils souhaitent voir préinstallés
(principe de l’opt-in au lieu de l’opt-out) sur vos machines et rendrez
cette procédure et les désagrément causés aux fabricants et à leurs
clients inutiles.

Meilleures salutations.

Conclusion

Cette fois-ci, j’ai vraiment pensé que Hewlett-Packard allait faire la sourde oreille jusqu’au tribunal. Néanmoins, comme cela avait déjà été le cas avec une de mes premières expériences en la matière, la menace (dans le cas de Dell) ou la mise effective en poursuites a à nouveau provoqué une réaction et à forcé les débiteurs à me rembourser ce qui m’était dû.

Il est malheureux de constater à quel point il est difficile de faire valoir ses droits en matière de détaxe informatique. J’ose espérer que ce genre d’initiatives ainsi que celles relayées par le projet détaxe de swisslinux, le site racketiciel.info au niveau français et racketware.info au niveau international, permettront à tout un chacun de ne pas payer inutilement des frais de licences pour des logiciels dont ils n’ont pas l’utilité (soit parce qu’ils ne souhaitent pas les utiliser, soit parce qu’ils les possèdent déjà) quel que soit leur choix de matériel. Une présentation claire des prix de ces « logiciels inclus » ainsi que leur optionnalité serait au bénéfice des consommateurs et des fabricants d’ordinateur.

Afin de multiplier ces démarches et d’encourager les fabricants à changer leurs pratiques malhonnêtes, n’hésitez pas à faire connaître vos procédures (réussies ou non) auprès des groupes cités précédemment ainsi qu’à demander de l’aide (coaching).

Annexes

Voici une liste de documents non exhaustifs permettant de retracer les échanges de courriers que j’ai eu avec Hewlett-Packard :

2008-12-17 facture premier HP
2008-22-12 facture second HP
2008-17-12 dernier avis avant poursuites (sans annexes, une lettre similaire a été envoyé à deux membres de la direction d’HP)
2009-01-08 réponse HP
2009-05-02 réquisition de poursuite (sans annexes, un formulaire similaire a été envoyé aux deux cantons où étaient domiciliés les deux membres de la direction visés par ma poursuite)

Rendez-vous au Service Écoles-Médias (SEM) pour améliorer le déploiement d’Ubuntu Linux dans les écoles

Après mon passage à l’hôtel des finances pour discuter des améliorations possibles du logiciel de taxation GeTax sous Linux, j’ai eu rendez-vous avec un des responsables du Service Écoles-Médias (SEM) afin de discuter des problème soulevés dans un précédent article en relation avec le déploiement de postes de travail sous Ubuntu dans les écoles primaires du canton de Genève. Je remercie Monsieur Corsini pour cette invitation.

En ce qui concerne les points soulevés, en voici un résumé :

Il n’est pas possible d’écrire des caractères accentués, le son ne fonctionne pas, etc.

Suite à mon intervention et à leur expérience (pour certains des points soulevés), l’équipe technique est maintenant consciente de ces problèmes et les résoudra au fur et à mesure qu’ils visiterons les écoles concernées. Bien entendu, les enseignants qui se plaindront de ces problèmes verront leur ordinateur traité en priorité.

Il existerai pratiquement autant d’installations différentes que de postes de travail

Contrairement à ce qui m’avait été indiqué, M. Corsini indique qu’ils utilisent une image commune pour déployer leurs installation (ce qui est quand même rassurant…).

Encouragements à l’utilisation de la solution libre, ordre du bootloader

Nous avons également discuté de l’encouragement à l’utilisation de Linux en modifiant la priorité des entrées du gestionnaire de démarrage installé sur ces PCs. Pour ce point, M. Corsini n’exclue pas le fait que, plutôt que de changer cet ordre, ils décident de se passer complètement de Windows à moyen terme.

Vista -> XP (licences et remboursements)

En ce qui concerne la question de savoir si la licence de Vista qui est collée sur chacune de leurs machines et qui n’est pas utilisée leur a été remboursée, il apparaît qu’un accord a été conclu avec les fournisseurs de l’État : pour chaque licence de Windows Vista non utilisée, une copie de Windows XP peut être déployée « gratuitement » à la place.

La communication avec le public est mauvaise

J’ai finalement fait part de ma déception quant à la qualité et la fréquence des échanges par e-mail que nous avions eu précédemment (en effet, un certain nombre de mes e-mail sont restés lettres mortes). Il a aussi été question de la possibilité de distribuer les images des installations de Linux sur leur site afin de permettre à la communauté de les tester et de leur faire part des éventuelles possibilité d’amélioration. L’avenir nous dira si le SEM fera désormais preuve de plus de transparence et profitera de l’opportunité que lui offre la communauté des utilisateurs et développeurs de logiciels libres.

Conclusion

Ce fut une réunion intéressante et il semblerait que le SEM ait la volonté nécessaire à l’amélioration du déploiement actuel d’Ubuntu dans les écoles primaires (reste à savoir de quelle façon et dans quels délais).

Vu les ressources limitées à disposition (trois techniciens pour l’ensemble des écoles du canton), la première chose à faire serait, me semble-t-il, de mettre en place un VPN afin que ces techniciens puissent plus facilement intervenir et corriger les problèmes de l’installation actuelle à distance, sans devoir se déplacer dans chaque école du canton. Ceci d’autant plus que Linux se prête beaucoup plus à ce genre d’interventions à distance (sans devoir déranger l’utilisateur final) que Windows.

Rendez-vous à l’hôtel des finances pour améliorer GeTax sous Linux

Après des années de tentatives pour faire corriger les problèmes de GeTax sous Linux et mon dernier article sur le sujet j’ai donc été invité à venir discuter de la question à l’hôtel des finances avec le responsable genevois du projet et un de ses collègues. Je remercie Messieurs Mercier et Richard pour cette invitation et leur accueil.

En ce qui concerne les points soulevés, en voici un résumé :

Le programme d’installation n’est pas exécutable

Problème

Cela signifie qu’il est nécessaire que l’utilisateur modifie les droits d’exécution du fichier .bin qu’il télécharge ou qui se trouve sur le CD, puis l’exécute depuis un terminal où à l’aide de la boîte de dialogue d’exécution de commandes. Inutile de dire que peu de gens savent comment effectuer ces opérations surtout qu’aucun fichier readme n’est présent sur le CD pour Linux.

Solutions retenues

M. Mercier va mettre à jour le site Web de GeTax afin de donner des instructions détaillées pour l’installation de la version Linux. Un lien vers mon précédent article sera également fourni.

Quant à moi j’ai passé une partie de la nuit à étudier la faisabilité de créer des paquets d’installation natifs pour les distributions Linux les plus répandues. Bien que ce soit ma première expérience en la matière, j’ai le plaisir d’annoncer que j’ai déjà une version fonctionnelle d’un paquet .deb et .rpm (testés avec succès sur Ubuntu 8.10, 9.4 et les live CDs de Fedora 10 et 11 alors que la version .bin ne fonctionne pas du tout avec cette distribution). J’espère que ce travail pourra servir à la distribution future de GeTax et également des versions des autres cantons.

Le programme d’installation ne crée pas de lanceur dans le menu des applications, ni sur le bureau et n’utilise pas le format .desktop

Problème

Le programme d’installation (InstallAnywhere) ne propose à l’utilisateur de créer un raccourci que dans des endroits qu’il est peu susceptible de trouver (son dossier personnel). De plus, le raccourci créé n’en est pas un, il s’agit simplement d’un script exécutable (donc pas d’icône et une boîte de dialogue qui demande à l’utilisateur lambda s’il préfère lancer ce script dans un terminal, l’afficher, annuler ou le lancer (sic!)).

Solutions retenues

M. Mercier ayant déjà fait ce genre de demande à la société responsable du développement de ce logiciel, il apparaît peu probable que l’installateur soit amélioré dans un délai raisonnable.

Néanmoins, mes paquets natifs créent déjà un vrai raccourci dans le menu des applications, l’utilisation des paquets natifs permettrait donc de corriger ces problèmes.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur
GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Le format PDF est un standard, Adobe Reader n’est pas la seule application permettant de lire un fichier PDF

Problème

Une fois l’installation terminée, l’utilisateur doit encore indiquer à GeTax le chemin d’accès à l’exécutable d’Adobe Reader. Il y a deux problèmes ici. Premièrement toutes les distributions grand public actuelles de Linux disposent dès l’installation d’un lecteur PDF de qualité et il conviendrait simplement à GeTax d’utiliser le programme associé avec ce type de fichiers et, ensuite, Adobe Reader ne devrait pas être mentionné car il ne s’agit de loin pas de la seule application permettant d’exploiter ce format de fichier standard. Cela fait croire aux utilisateurs qu’ils doivent installer Adobe Reader sur leur ordinateur (ce programme étant propriétaire, cela n’est pas forcément simple sur toutes les distributions Linux) alors qu’ils disposent déjà de tout ce qui est nécessaire (il est également à noter qu’Adobe est connu pour mettre beaucoup de temps à corriger les nombreuses failles de sécurité qui touchent son lecteur PDF et il serait judicieux de ne pas exposer inutilement les utilisateurs de GeTax à ses menaces).

Solutions retenues

J’ai remplacé toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader par visionneur de documents PDF dans les paquets que j’ai créés. J’ai également fait en sorte que, par défaut, le visionneur de documents par défaut de l’utilisateur soit automatiquement utilisé par GeTax (à l’aide de xdg-open).

Je tiens les patches nécessaires à la disposition de l’équipe de GeTax (il faudra encore faire la version en allemand et demander à ce que ces fichiers soient corrigés dans toutes les versions pour les autres systèmes d’exploitation).

L’aide en ligne de GeTax ne fonctionne pas sur les distributions 64 bits

Problème

Bien que tous les ordinateurs de bureau vendus actuellement soient équipés de processeurs 64 bits, une part marginale de leurs utilisateurs utilisent un système d’exploitation 64 bits. Sous Linux, où la plupart des logiciels sont disponibles en 32 et 64 bits, ceci est essentiellement dû au fait que certains logiciels propriétaires (comme GeTax) n’existent pas ou ne fonctionnent pas correctement pour cette architecture. Dans le cas qui nous occupe, puisque GeTax fournit sa propre machine virtuelle Java 32 bits, tout ce qui manque pour que les utilisateurs de GeTax disposent d’un logiciel pleinement fonctionnel est de faire fonctionner l’aide en ligne. Cette fonctionnalité utilise une composant lié au projet Mozilla Firefox qui s’appelle xulrunner.

Solutions retenues

La solution la plus simple pour corriger ce problème (l’autre solution serait de faire en sorte que GeTax soit capable d’utiliser directement la machine virtuelle Java et les autres composant 64 bits du système, mais cela est plus compliqué) est à mon avis de distribuer la version 32 bits de xulrunner avec GeTax et de ne plus dépendre de la présence de ce composant sur l’ordinateur cible (de la même manière que GeTax est maintenant distribué avec sa propre machine virtuelle Java).

J’ai donc implémenté cette solution dans mes paquets natifs et cela fonctionne parfaitement sans intervention de l’utilisateur sur toutes les versions d’Ubuntu testées (32 et 64 bits).

La communication e-mail avec l’équipe de département des finances en général et avec l’équipe GeTax en particulier n’est pas efficace

Problème

Pour finir, nous avons discuté d’un problème un peu orthogonal aux autres soulevés auparavant, mais qui a tout de même son importance. En effet, j’ai souvent essayé de communiquer avec le département des finances et l’équipe GeTax par e-mail et j’ai malheureusement dû constater que leur infrastructure de traitement des e-mails n’était pas du tout adaptée à l’importance de ces services.

Les e-mails envoyés à ses services (GeTax un peu moins ces derniers temps) sont souvent perdus, ne semblaient bénéficier d’aucun suivi et il est pratiquement impossible de tomber directement sur la personne avec qui on a précédemment communiqué (ni de savoir à qui on s’adresse puisque les messages sont rarement signés). L’acheminement des e-mails arrivés sur une des adresses principale semble se faire manuellement et lorsqu’on a la chance d’avoir une réponse l’adresse de l’expéditeur est de temps en temps postfixée d’un -noreply ; ce qui pause de nombreux problèmes : Comment les contribuables qui ne comprennent pas l’anglais où qui ne connaissent pas la signification de ce -noreply sont-ils sensés savoir qu’il est inutile de répondre au message reçu car il ne sera pas traité ?  Et pourquoi serait-il impossible de répondre à la personne qui nous a écrit en premier lieu ? Devant récemment faire parvenir des documents à l’administration fiscale, j’ai dû aller jusqu’à leur envoyer un fax pour leur signaler que je n’avais reçu aucun accusé de réception, ni aucune réponse à mes trois derniers e-mails. On m’a finalement indiqué par téléphone qu’il fallait envoyer ces informations par la poste parce que l’envoi de pièce jointe risquait de dépasser la capacité de leur boîte aux lettres et qu’ils ne pouvaient par exemple pas recevoir des fichier « .ppt » (le dossier en question était un fichier PDF de moins d’un Mo et non une série de photo de chatons distribués dans une présentation Powerpoint).

Il existe pourtant des systèmes libres de ticketing comme l’excellent RT que j’utilise tous les jours. Celui-ci permet d’envoyer automatiquement un accusé de réception avec un numéro de ticket (numéro de référence) à la personne qui écrit l’e-mail. Les messages sont ensuite attribués à des services (queues) et/ou des personnes (responsables) et les futures messages liés à un cas donné sont correctement acheminés vers le service ou la personne compétente ce qui garanti une meilleure confidentialité des échanges et surtout un suivi correct (une fois le cas traité, il est marqué comme tel et les différentes parties sont informées).

Solutions retenues

M. Mercier m’a indiqué que la hotline de GeTax bénéficierai bientôt d’un vrai système de ticketing. Quant à l’administration fiscale, il est prévu que les contribuables puissent à l’avenir (d’ici la fin de l’année normalement) s’identifier et communiquer de façon sécurisée avec les fonctionnaires de l’administration.

M. Mercier ajoute également que d’une part l’adresse e-mail utilisée par l’administration fiscale n’était pas destinée à la transmission de messages « personnels » (par exemple des messages portant sur le contenu d’une déclaration d’impôts), mais uniquement pour des demandes générales. Un problème technique chez eux à également conduit de nombreux messages pendant une période de plusieurs mois dans « un trou noir » (sic), ce qui explique pourquoi certaines questions sont restées sans réponse.

Finalement, en ce qui concerne le -noreply, M. Mercier va voir ce qu’il est possible de faire pour qu’il soit indiqué dans les messages de l’administration qu’il n’est pas possible de répondre à leurs e-mails et qu’il faut passer par l’interface Web.

Conclusion

Cette réunion s’est révélée très constructive et intéressante et j’ai bon espoir que les solutions envisagées à son issue portent leurs fruits (reste à savoir de quelle façon et dans quels délais).

Pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici, voici un « scoop » : il est probable que vous puissiez remplir, dès l’année prochaine, votre déclaration d’impôts directement sur le Web ; GeTax continuera néanmoins d’exister sous sa forme actuelle pendant quelques temps.

Mise à jour 28 mars 2009 : J’ai publié des paquets d’installation et les patchs permettant de corriger tous ces problèmes.

GeTax 2008 sous Linux (32 et 64 bits)

Avec la nouvelle année vient le moment où l’administration fiscale sort sa nouvelle version de son logiciel de saisie de déclaration d’impôts GeTax. Comme chaque année et malgré mes nombreux courriers et propositions de correction gratuites, celle-ci souffre des mêmes défauts que les années précédentes (difficulté d’installation pour des non-informaticiens, bugs en tout genre). Espérons qu’un jour (on peut toujours rêver), toutes ces étapes seront rendues inutiles par l’application des corrections extrêmement simples que devraient apporter les développeurs de ce logiciel à leur produit.

Voici donc comment installer et utiliser votre logiciel préféré (ces explications sont également valables pour les versions des autres cantons, comme VaudTax, il faut juste remplacer les chemins de façon adéquate).

Pour gagner du temps et éviter des captures d’écran fastidieuses, les commandes suivantes sont à copier coller dans un terminal (applications/accessoires/terminal si vous utilisez GNOME) :

Premièrement, nous allons télécharger la version actuelle de GeTax 2008 :

wget http://etat.geneve.ch/getax/telechargement/2008/getax2008_v100_linux.bin

Ensuite, nous allons procéder à son installation (laissez les choix par défaut et choisissez « ne pas créer de lien » sur la page « Sélectionnez un dossier pour les liens » :

chmod +x getax2008_v100_linux.bin && ./getax2008_v100_linux.bin

Une fois l’installation terminée supprimez le fichier téléchargé :

rm getax2008_v100_linux.bin

Lancez maintenant GeTax 2008 (cliquez sur « Ok » pour les éventuels messages d’erreurs) :

./GeTaxPP2008/GeTax_PP_2008

Maintenant, allez dans outils/chemin d’Acrobat Reader. Si vous ne voyez pas en haut de la fenêtre un champ appelé « Emplacement », appuyez sur Ctrl+L pour le faire apparaître et saisissez le chemin vers votre lecteur de PDF préféré (l’exemple ci-dessous est pour Evince livré avec GNOME, mais vous pouvez remplacer « evince » par « kpdf » ou « acroread » si vous utilisez respectivement KDE ou Acrobat reader) :

/usr/bin/evince

Fermez maintenant GeTax et retournez à votre terminal. Nous allons créer un raccourci (sur le bureau) pour lancer GeTax facilement (le programme d’installation n’étant pas capable de le faire…). Commencez par ouvrir un nouveau fichier avec votre éditeur préféré en tapant la commande suivante (les utilisateurs de KDE remplaceront « gedit » par « kate ») :

gedit ~/Bureau/GeTax2008.desktop

Dans le fichier (vide) qui apparaît, copiez/collez le contenu suivant (en remplaçant « jernst » sur la dernière ligne par votre nom d’utilisateur ; il apparaît avant le symbole « @ » dans les lignes du terminal) :

[Desktop Entry]
Encoding=UTF-8
Version=1.0
Type=Application
Terminal=false
Exec=./GeTaxPP2008/GeTax_PP_2008
Name[fr_CH]=GeTax PP 2008
Comment[fr_CH]=Permet la saisie informatique de votre déclaration d'impôts 2008
Name=GeTax PP 2008
Comment=Permet la saisie informatique de votre déclaration d'impôts 2008
Icon=/home/jernst/GeTaxPP2008/config/cd/icons/site.gif

Fermez et enregistrez le fichier texte ainsi créé. Les utilisateurs de distributions 32 bits ont maintenant un GeTax 2008 pleinement fonctionnel avec un raccourci sur le bureau. Ceux qui utilisent une distribution 64 bits et qui ont eu lors du lancement de GeTax un message d’erreur concernant l’aide en ligne doivent continuer à lire.

Toujours dans le terminal, copiez-collez les commandes suivantes (une par ligne, suivi de la touche entrée) :

cd GeTax2008
wget http://releases.mozilla.org/pub/mozilla.org/xulrunner/releases/1.8.0.4/linux-i686/en-US/xulrunner-1.8.0.4.en-US.linux-i686.tar.gz
tar xzf xulrunner-1.8.0.4.en-US.linux-i686.tar.gz && rm xulrunner-1.8.0.4.en-US.linux-i686.tar.gz

La dernière étape consiste à corriger le script de lancement de GeTax 2008 (les utilisateurs de KDE remplaceront « gedit » par « kate ») :

gedit ~/GeTaxPP2008/GeTax_PP_2008

Dans le fichier qui s’ouvre alors, ajoutez en-dessous de la première ligne, les deux lignes suivantes :

export MOZILLA_FIVE_HOME=$HOME/GeTax2008/xulrunner
export LD_LIBRARY_PATH=$MOZILLA_FIVE_HOME:$LD_LIBRARY_PATH

Fermez et enregistrez le fichier, vous bénéficierez alors également en principe d’un GeTax pleinement fonctionnel. Merci à Alexandre pour son astuce pour l’aide en ligne sur les distributions 64 bits.

Voilà, en cas de difficultés, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires de cet article.

Mise à jour 18 février 2009 : J’ai rendez-vous la semaine prochaine à l’hôtel des finances avec deux personnes (dont le responsable du projet pour le canton de Genève) afin de discuter de vive voix de ces problèmes.

Mise à jour 28 mars 2009 : J’ai publié des paquets d’installation et les patchs permettant de corriger tous ces problèmes.

Android sur l’Openmoko Neo FreeRunner

Ayant reçu un téléphone libre sous Linux Neo FreeRunner pour Noël et l’écran de mon téléphone Nokia étant à nouveau cassé j’ai décidé de me servir de ce téléphone quelque peu expérimental comme téléphone portable principal.

La distribution d’origine ne permettant actuellement pas vraiment d’utiliser cet appareil en tant qu’utilisateur (même juste pour téléphoner), j’avais commencé par essayer Qt extented. L’interface était beaucoup plus complète que celle d’Openmoko, mais des problèmes important de qualité d’appel notamment ont vite limité l’intérêt de cette distribution.

Je me suis alors rabattu sur Android récemment porté pour mon téléphone (cette distribution est notamment utilisée par le téléphone G1 de T-mobile). Le résultat n’est pas mal du tout ; la qualité des communications est plutôt bonne (bien que le volume soit un peu faible et que le clavier virtuel ne permette pas encore de l’augmenter), les sms fonctionnent plus ou moins (certains SMS longs ou non apparaissent sans leur contenu ce qui est quand même un peu gênant). J’ai également pu importer tous mes contacts depuis Evolution (en exportant mon carnet d’adresses au format Vcard).

La documentation n’étant pas très complète, j’en ai profité pour revoir la documentation présentée sur le wiki d’OpenMoko à propos d’Android et ai crée la page qui concerne l’utilisation de tous les jours d’Android sur le Neo FreeRunner.

Les prochaines fonctionnalités que je me réjouis de tester/faire fonctionner sont le Wifi, le GPRS et le GPS.

Archiver ses lettres et factures dans une boîte e-mail

Ayant fait récemment l’acquisition d’une imprimante tout-en-un, disposant d’un scanner à chargement automatique de documents, je me suis décidé à arrêter d’archiver les courriers et factures que je reçois encore par la poste 🙁 dans des classeurs.

Au lieu d’utiliser un système de GED complet et fastidieux à mettre en place pour une utilisation personnelle, je me suis dit que je pourrai simplement utiliser mon client mail pour classer et rechercher ces documents (un autre avantage est que je peux ainsi fusionner les factures que je reçois par e-mail avec les factures papier).

Je me suis donc concocté un petit script qui permet de scanner un document d’une ou plusieurs pages, recto ou recto-verso, d’en faire un fichier PDF qui sera attaché à un e-mail et, finalement, de mettre dans le corps du message, le texte reconnu par un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR) ; ceci afin de faciliter la recherche et l’indexation.

Vous le trouverez ci-dessous dans sa première version ; n’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires et améliorations.

scan2mail

Mise à jour 12 septembre 2009 : Une nouvelle version vient d’être publiée, rendez-vous sur cet article pour la liste des modifications.