Conversion de scripts PHP utilisant les « short-tags »

Si vous avez gardé de mauvaises habitudes ou que vous avez récupéré de vieux scripts PHP qui utilisaient encore les balises courtes ou « short-tags » (<? ?> au lieu de <?php ?>) qui sont désactivées par défaut dans les versions actuelles de PHP, vous pouvez utiliser le script suivant (shorttags.sh) au lieu de corriger tous les fichiers manuellement :

#!/bin/sh
find "$@" -name "*.php" -exec perl -i -wpe 's/<?=/<?php echo /g' {} ; 
-exec perl -i -wpe 's/<?(?!php|xml)/<?php /g' {} ;

Une fois le script récupéré, rendez-le exécutable :

chmod +x shorttags.sh

Puis utilisez-le comme cela (après avoir éventuellement fait une sauvegarde de vos précieux scripts) :

./shorttags.sh /chemin/vers/vos/fichiers/php/

Notez que vous pouvez indiquer plusieurs répertoires à la suite les uns des autres.

N’hésitez pas à me faire part de vos améliorations !

Mise à jour 24 juin 2009 : Merci à John Lenton pour son commentaire, j’ai mis à jour le script.

Copier et agrandir une partition chiffrée

Introduction

Un de mes disques externes chiffrés de sauvegardes  arrivant manifestement en fin de vie, j’ai décidé de le remplacer préventivement par un autre de taille supérieure.

Mon disque chiffré ne contient qu’une partition et a été chiffré avec cryptsetup (LUKS) sans utiliser LVM ; si vous ne savez pas comment chiffrer votre partition, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup.

Attention : Les étapes suivantes peuvent causer des pertes de données en cas d’erreur (par exemple si vous vous trompez de disque) ou de problème matériel ou logiciel ; si vous n’avez pas d’autre copie de vos données (c’est mal), faites-en une avant ; en outre, si vous ne comprenez pas une étape, demandez avant de recopier les commandes suivantes.

Copie des données

Pour copier les données de l’ancien disque (dans cet exemple, sdc) vers le nouveau disque (dans cet exemple sdd), j’ai utilisé ddrescue puisque je n’étais pas sûr de pouvoir correctement lire tous les secteurs de l’ancien disque (attention à bien démonter toutes les partitions sur les disques concernés avant de commencer).

On commence par installer ddrescue si on ne l’a pas encore :

sudo aptitude install gddrescue

Ensuite, on copie tout le disque :

sudo ddrescue -n -r1 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Si des erreurs sont survenues pendant la copie, on refait une passe en insistant un peu :

sudo ddrescue -r2 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Redimensionnement de la partition

La première étape consiste à modifier sa table des partitions :

sudo fdisk /dev/sdd
[...]
Commande (m pour l'aide): d
Partition sélectionnée 1
Commande (m pour l'aide): n
Commande d'action
   e   étendue
   p   partition primaire (1-4)
p
Numéro de partition (1-4): 1
Premier cylindre (1-38913, par défaut 1):[entrée]
Utilisation de la valeur par défaut 1
Dernier cylindre, +cylindres or +taille{K,M,G} (1-38913, par défaut 38913):[entrée]
Utilisation de la valeur par défaut 38913
Commande (m pour l'aide): w
La table de partitions a été altérée!
[...]

Maintenant que la partition prend toute la place disponible sur le nouveau disque, il faut encore redimensionner le conteneur des données chiffrées après l’avoir déverrouillé :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/sdd1 cryptbackup
sudo cryptsetup resize cryptbackup

La dernière étape consiste à redimensionner le système de fichiers après l’avoir vérifié :

sudo e2fsck -f /dev/mapper/cryptbackup
sudo resize2fs -p /dev/mapper/cryptbackup

Plus d’informations sur le sujet

Si vous souhaitez faire la même opération mais en réduisant la partition plutôt qu’en l’agrandissant, vous pouvez vous référer à cet article sur le forum Ubuntu (en anglais). Si vous souhaitez déverrouiller votre partition chiffrée automatiquement lors de votre connexion (en utilisant votre mot de passe comme phrase de passe), vous pouvez lire mon article sur le sujet.

Ubuntu One : Canonical présente son alternative à Wuala/Dropbox

En tant que membre Ubuntu, j’ai été invité à tester le nouveau service de « cloud computing » de Canonical, Ubuntu One. D’autres services seront ajoutés par la suite, mais il s’agit pour l’instant d’un clone des services offerts par exemple par Wuala et Dropbox, soit du stockage de document en ligne avec possibilité de synchronisation entre plusieurs ordinateurs. Du côté des plans de stockage, ils proposent actuellement un plan gratuit pour 2Go de données et un plan à 10$/mois pour 10Go.

Du point de vue utilisateur, il accède à ses fichiers soit par le site Web d’Ubuntu One, soit à travers le dossier Ubuntu One dans son dossier personnel.

Après un rapide test, voici les points négatifs et positifs que je retiens :

Points négatifs

  • la partie serveur est propriétaire (c’est aussi le cas des deux autres services que j’ai cité auparavant ; pour un serveur et un client libre, il existe iFolder)
  • les données ne semblent pas être cryptées sur le serveur (ce qui est le cas avec Dropbox par exemple)
  • le client n’est disponible que pour Ubuntu actuellement (pas d’autres distributions ou systèmes d’exploitation ; pour ceux-ci, il faut passer par l’interface Web)

Points positifs

  • le client est très simple à installer et fonctionne bien même avec la version 64 bits d’Ubuntu (ce qui n’est pas le cas de Wuala par exemple selon mon expérience)
  • intégré au gestionnaire de fichiers Nautilus et au système de fichiers
  • le plan à 10$/mois soutient les efforts de Canonical pour le développement d’Ubuntu
  • le client est libre (GPLv3 et Creative Commons)

Je n’utilise pas personnellement de service de stockage de fichiers en ligne, mais j’en ai déjà installé pour d’autres utilisateurs. Pour moi, le problème principal d’Ubuntu One reste le fait que les données ne sont pas chiffrées sur leurs serveurs (j’ai rapporté à ce sujet le bug #375289).

Mise à jour 15 mai 2009 : Juste pour que ce soit clair, je ne vois pas de problème à ce que Canonical utilise le nom d’Ubuntu pour vendre de l’espace de stockage en ligne afin de financer son fonctionnement. Par contre je regrette beaucoup que la partie serveur d’Ubuntu One ne soit pas libre alors que cela n’empêcherait pas cette société de vendre ledit espace de stockage ; espérons que cela change.

Partage de données et de configuration entre Windows et Linux

Lorsqu’il s’agit d’installer Windows et Linux en dual-boot, il est souvent intéressant d’aller un peu plus loin dans l’intégration des deux systèmes d’exploitation et de permettre à l’utilisateur de retrouver ses documents, sa musique, ses vidéos, ses e-mails (dans cet exemple Mozilla Thunderbird) et son calendrier (dans cet exemple Mozilla Lightning) quel que soit le système d’exploitation sur lequel il a démarré.

Comment faire ?

Voici ce que je fais en général dans les configuration dual-boot Windows/Ubuntu (mais la procédure est similaire pour d’autres distributions) que je met en place pour les personnes qui ne sont pas encore passées 100% à un système d’exploitation libre.

  1. (optionnel) je commence par exécuter mon script de post-installation afin que les codecs et polices Windows soient installés
  2. ensuite je rajoute quelques paquets qui seront utiles pour cet exemple (exécutez la commande suivante dans un terminal – applications/accessoires/terminal- ou cliquez sur les trois liens suivants si vous utilisez Ubuntu : apt://mozilla-thunderbird, apt://lightning-extension et apt://ntfs-config) :
    sudo aptitude install mozilla-thunderbird lightning-extension ntfs-config
  3. ntfs-config
    ntfs-config (attention à l'« ortograffe » ;-))

    vous pouvez maintenant exécuter la commande suivante dans un terminal, cochez la case en regard de votre partition Windows et tapez « windows » dans le champ à droite ; validez et profitez de cocher les deux cases sur l’écran suivant :

    sudo ntfs-config
  4. si ça n’a jamais été fait et que vous utilisez Thunderbird, lancez-le une fois (ne configurez rien, fermez l’assistant et Thunderbird)
  5. dans un terminal, copier/coller les commandes suivantes (cela déplace le point de montage de votre partition Windows hors de /media et évite d’avoir une icône inutile sur votre bureau) :
    sudo sh -c 'sed "s//media/windows//mnt/windows/g" /etc/fstab > /tmp/fstab && cp /tmp/fstab /etc/fstab'
    sudo umount /media/windows
    sudo mv /media/windows /mnt
    sudo mount /mnt/windows
  6. C’est là que cela devient intéressant ; il s’agit ensuite de faire des liens symboliques depuis votre dossier personnel qui pointent vers les dossiers correspondant sous Windows. Lorsque vous tapez les commandes suivantes dans le terminal, à chaque fois qu’il y a un mot entre « <> », il ne faut pas taper ce mot, ni les symboles «<» et «>», mais utilisez la touche tabulation plusieurs fois afin de faire apparaître les possibilités, puis, lorsque vous avez repéré le bon répertoire, commencez à saisir son nom, puis tapez encore une fois sur la touche tabulation pour compléter automatiquement le nom. Finalement notez que <dossier des utilisateurs> correspond en général « Documents and settings » sous XP et « Users » sous Vista.
    mv Documents Documents_old;mv Images Images_old;mv Vidéos Vidéos_old;mv Musique Musique_old
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes documents Documents
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes documents/Mes images Images
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes documents/Mes vidéos Vidéos
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Documents/Ma musique Musique
    mv Documents_old/* Documents/;mv Images_old/* Images/;mv Vidéos_old/* Vidéos/;mv Musique_old/* Musique/*
    rmdir Documents_old Images_old Vidéos_old Musique_old
  7. Maintenant que vos données sont mises en commun entre Windows et Linux, voici les instructions en ce qui concerne Firefox, les e-mails (Thunderbird) et le calendrier (Lightning) (Attention : copiez-collez ce qui suit quelque part parce que vous allez devoir fermer Firefox pour continuer et notez que les opérations suivantes suppriment votre profil Firefox et Thunderbird sous Linux au profit des versions sous Windows).
    cd .mozilla-thunderbird/<série de lettres et de chiffres>
    rm -rf *
    TB=/mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Application Data/Thunderbird/Profiles/<série de lettres et de chiffres>
    for file in "$TB"/*; do ln -s "${file}"; done
    rm extensions
    cd ../..
    cd .mozilla/firefox/<série de lettres et de chiffres>
    rm -rf *
    FF=/mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Application Data/Mozilla/Firefox/Profiles/<série de lettres et de chiffres>
    for file in "$FF"/*; do ln -s "${file}"; done
    rm extensions
  8. Vous pouvez maintenant rouvrir Firefox et Thunderbird et devriez retrouver les mêmes informations et la même configuration que sous Windows

Informations supplémentaires

Dans cette configuration il est important de comprendre que si la partition NTFS n’a pas été démontée correctement par Windows, elle ne sera pas montée sous Linux et les documents et profiles ne seront donc pas accessible (dans ce cas, il faut redémarrer sous Windows). C’est également le cas si vous mettez Windows en « Veille profonde » (hibernation).

Personnalisation de Pidgin

Pidgin est mon logiciel de messagerie instantanée préféré et cela tombe bien, il est pré-installé sur Ubuntu (Applications/Internet/Messagerie Internet Pidgin). Il me permet d’utiliser simultanément mes 15 (!) comptes de messagerie (MSN, Yahoo, Jabber, Bonjour, Facebook, IRC, Google Talk, ICQ, AIM, Skype, etc.) ainsi que de modifier mes statuts sur identi.ca, twitter et Facebook, le tout depuis une interface très propre et sans pub (astuce : faites glisser vos contacts qui correspondent à la même personne sur plusieurs protocoles l’un sur l’autre pour les fusionner, vous n’avez plus à vous soucier de savoir s’ils utilisent MSN ou Skype).

Je vais décrire ici ce que je configure en général dans ce logiciel une fois qu’il est installé car une des autres grandes force de Pidgin est l’existence de nombreux plugins qui permettent d’étendre ses fonctionnalités.

Intégration avec Facebook

Si vous disposez d’un compte Facebook et que vous avez autre chose à faire de votre journée que de répondre à des questionnaires, jouer à des jeux de vampires en cliquant sur des liens ou que vous ne souhaitez simplement pas avoir en permanence une fenêtre de votre navigateur pour discuter avec vos « friends », ce plugin d’Eion Rob est fait pour vous (en attendant que Facebook permette enfin d’utiliser le protocole ouvert XMPP pour discuter avec vos amis ; c.f. Bug 3152).

Sous Ubuntu, il vous suffit d’installer le paquet pidgin-facebookchat en cliquant sur ce lien ou en collant la commande suivante dans un terminal par exemple :

sudo apt-get install pidgin-facebookchat

Une fois le plugin installé, vous pouvez soit relancer Pidgin, soit rechargé la liste des plugins en allant dans « outils/plugins » puis en cliquant sur « Fermer ».

Vous pouvez maintenant ajouter votre compte Facebook comme n’importe quel compte depuis « comptes/gérer les comptes ». Dans avancé, je coche personnellement les options suivantes : « Set Facebook status through Pidgin status » (ne fonctionne pour l’instant que quand vous êtes « Disponible », c.f. Bug 374 ), « Show Facebook notifications as e-mails in Pidgin » et « Edit Facebook friends from Pidgin »

Intégration avec Skype

Le même développeur qui a développé le plugin précédent a également créé un plugin pour Skype. Malheureusement celui-ci nécessite encore que le client Skype soit installé et lancé (vous pouvez faire en sorte qu’il soit lancé automatiquement en cochant la case correspondante dans les paramètres avancés de votre compte Skype dans Pidgin) pour que l’intégration fonctionne, mais cela a au moins l’avantage de ne garder qu’une liste de contacts affichée.

Vous pouvez télécharger ce plugin ici.

Intégration avec le microblogging (identi.ca et twitter)

Le plugin pidgin-microblog (des instructions pour Ubuntu sont disponibles sur cette page) permet de poster et recevoir les mises à jour sur vos sites de microblogging. Il n’est malheureusement pas possible actuellement (Bug #28) de poster des mises à jour directement avec le statut de Pidgin et il faut cliquer sur un des contacts virtuels correspondant à chacun de vos comptes pour le faire.

Plugins supplémentaires

En plus de ces plugins de protocoles, il existe de nombreux autres plugins intéressant qui permettent d’étendre les fonctionnalités de Pidgin, je vais en décrire ici quelques uns que j’active en général.

Premièrement, si vous utilisez Ubuntu comme moi, commencez par installer une série de plugins supplémentaires (pour les autres, il faudra les chercher sur leur site correspondant ou voir s’ils existent dans le gestionnaire de paquet de votre distribution préférée). Vous pouvez cliquer ici ou taper la ligne suivante dans un terminal :

Pidgin

sudo apt-get install pidgin-plugin-pack

Ensuite rendez-vous dans « outils/plugins » et activez (si vous le voulez) :

  • « Accepter automatiquement » pour accepter automatiquement, sous certaines conditions que vous pouvez définir dans les préférences du plugin, les transferts de fichiers
  • « Conversation badger » qui affiche une petite icône correspondant au protocole utilisé dans la fenêtre de conversation (utile pour éviter d’envoyer par exemple des informations confidentielles à travers Facebook alors que vous pensiez écrire à votre correspondant sur Jabber/SSL)
  • « Dissimulation des Join/Part », « /exec » et « IRC helper » utiles si vous utilisez l’IRC
  • « Historique » qui affiche dans les fenêtres de discussion les derniers messages échangés avec le contact en question (pensez à activer dans « outils/préférences/archivage », les options « archiver tous les messages » et « archiver toutes les discussions »)
  • « Mode psychique » qui vous permet de savoir quand quelqu’un va vous écrire avant même qu’il vous envoie le premier message. Effet garanti : demandez à votre contact ce qu’il veut juste avant qu’il envoie son message 😉

Script de post-installation pour Ubuntu

À force d’installer Ubuntu pour des gens, je me retrouve souvent à refaire un certain nombre d’opérations identiques sur chacune de ces machines. Cela faisait longtemps que je souhaitais écrire un petit script pour automatiser une bonne partie de ces étapes une fois le système d’exploitation installé afin de gagner du temps.

Le script en action
Le script en action

Fonctionnement

Ce script pose quelques questions à l’utilisateur en début d’exécution, puis installe toute une série de logiciels libres, de polices de caractères, de codecs audio et vidéo, de plugins de navigateur et, si l’utilisateur ne peut s’en passer et le décide, de logiciels propriétaires connus. Pendant l’opération quelques dépôts de logiciels sont ajoutés et une ou deux optimisations sont apportées et toutes les mises à jour disponibles sont finalement installées. Il est facile de modifier le script selon vos besoins personnels en l’éditant avec votre éditeur de texte préféré.

Instructions

Je met à disposition ici ce script pour ceux que cela intéresse (teste sur Ubuntu Jaunty 32 et 64 bits, mais devrait fonctionner avec d’autres versions également) :

  1. enregistrer postinstall.sh
  2. clic droit -> propriétés -> permissions -> « autoriser l’exécution du fichier comme un programme »
  3. double clic sur le fichier et choisir « lancer »

N’hésitez pas à proposer des améliorations !

Mise à jour 3 mai 2009 : J’ai publié ici une nouvelle version de ce script qui tient compte de certains de vos commentaires. Merci !

Mise à jour 4 mai 2009 : J’ai encore publié une nouvelle version de ce script qui corrige certains problèmes et tient compte des nouveaux commentaires.

Mise à jour 5 mai 2009 : Décidément, les commentaires pleuvent ! La nouvelle version du script vérifie désormais si une nouvelle version est disponible et tiens compte de certaines de vos remarques dont je vous remercie. Il est en outre maintenant possible d’exécuter plusieurs fois le script de suite sans avoir des entrées à double dans les fichiers de configuration.

Mise à jour 7 mai 2009 : Encore une nouvelle version. Pour cette version et les prochaines, reportez-vous au changelog (il apparaît automatiquement en cas de mise  à jour automatique).

GeTax : voici les patchs et les paquets

Suite à mon rendez-vous au département des finances, j’ai décidé de voir à quel point il était difficile de corriger les différents défauts de GeTax sous Linux. En quelques heures de travail, alors que je n’avais jamais créé de paquet de ma vie, je suis arrivé à une solution qui permet de corriger 100% des défauts relevés dans mon premier article sur le sujet et rapportés chaque année depuis 4 ans.

Aujourd’hui je vous présente donc le résultat de ce travail qui, je l’espère, sera intégré dans les prochaines version de GeTax, mais aussi dans celles des versions des autres cantons de ce logiciel de saisie de déclaration fiscale.

N’hésitez pas à tester ces paquets avec votre distribution préférée et à m’envoyer vos commentaires. Je vous tiendrai au courant si/quand ces modifications auront été intégrée « upstream » ;-).

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic
Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Modifications

Raccourci .desktop

Un raccourci au standard .desktop est automatiquement placé dans applications->bureautique.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur
GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Corrections de chaînes de caractères

Quelques fautes d’orthographe (majuscules accentuées) ainsi que toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader ont été corrigées

Désactivation de la mise à jour automatique

Comme l’installation se fait globalement avec mon paquet, il n’est pas possible d’utiliser le système de mise à jour mono-utilisateur de GeTax ; j’ai donc fait en sorte de désactiver automatiquement les mises à jour. Si ma solution est retenue par le département des finances, le système de mise à jour pourrait simplement télécharger une nouvelle version du paquet d’installation ou bien GeTax pourrait prendre en compte les fichiers mis à jour dans le répertoire personnel de l’utilisateur lorsqu’ils existent (en lieu et place des fichiers installés system-wide). Néanmoins mes paquets contiennent la dernière version mise à jour de GeTax ; c’est à dire une version plus récente que celle téléchargeable sur le site de GeTax.

Paquets

.deb (Debian, Ubuntu, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .deb a été testé avec succès sur Ubuntu 8.4, 8.10, 9.4 32 et 64 bits : téléchargement.

.rpm (RedHat, Fedora, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .rpm a été brièvement testé sur Fedora 10 64 bits : téléchargement.

.tgz

Pour toutes les autres distributions : téléchargement.

Patch

Voici un patch qui décrit les modifications apportées au code de GeTax 2008 : téléchargement.

Conclusion

Ces paquets viennent peut-être un peu tard par rapport aux délais pour rendre sa déclaration d’impôts (à la fin de ce mois), mais si vous avez demandé un délai ou si vous êtes intéressé par le test de ces paquets, je vous remercie de me faire part de vos expériences.

J’espère que GeTax2009 proposera des moyens d’installation aussi simples que ceux présentés ici et que les autres corrections apportées à GeTax pourront être intégrées dans cette prochaine version ainsi que dans les versions des autres cantons. J’attends à ce propos des nouvelles du département des finances et vous tiendrai au courant de la suite donnée à ces patchs et paquets.

Mise à jour 27 juin 2010 : J’ai publié un nouvel article avec mes paquets pour GeTax 2009 créés il y a presque six mois déjà.

Déchiffrer son dossier personnel lors de l’identification avec pam-mount

Cas d’utilisation

Un ordinateur partagé avec plusieurs utilisateurs dont un (moi) souhaite chiffrer ses données. Je ne veux pas qu’il soit nécessaire d’entrer une phrase de passe au démarrage, ni utiliser eCryptfs (qui chiffre chaque fichier séparément). Le but est donc d’utiliser ma partition chiffrée LUKS (Linux Unified Key Setup) et d’utiliser mon mot de passe utilisateur comme phrase de passe pour déchiffrer puis monter cette partition (il est donc important d’utiliser un mot de passe identique à une des phrases de passe utilisée pour débloquer la clé de chiffrement).

Le chiffrement de la partition ne sera pas abordé ici, pour Ubuntu, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup

Mise en place

Premièrement, vous aurez besoin du module PAM (Pluggable Authentication Module) pam-mount :

sudo aptitude install pam_mount

Ensuite, il vous faudra, le cas échéant, commenter la ligne qui sert à monter votre partition chiffrée dans /etc/fstab ainsi que la ligne correspondante dans /etc/crypttab pour éviter que le système tente de déchiffrer et monter cette partition au démarrage (avant l’identification).

Il faut maintenant indiquer à pam-mount quelle est la partition à monter en ajoutant la ligne suivante au fichier/etc/security/pam_mount.conf.xml juste avant </pam_mount> (en remplaçant jernst par le nom d’utilisateur correspondant) :

<volume user="jernst" fstype="crypt" path="/dev/sda2" mountpoint="/data" />

Il ne reste plus qu’à configurer PAM en ajoutant la ligne suivante à la fin des fichiers /etc/pam.d/common-session et /etc/pam.d/common-auth

# added for libpam-mount
@include common-pammount

Finalement, dans cet exemple, il faut encore déplacer toutes vos données personnelles vers votre partition chiffrée, puis faire un lien symbolique entre votre dossier personnel et /data.

Derniers mots

Cette technique a aussi l’avantage de vous permettre d’allumer votre ordinateur sans qu’une phrase de passe vous soit immédiatement demandée, ce qui est particulièrement utile dans des pays où la protection de votre vie privée peut vous valoir un séjour en détention ou un mauvais quart d’heure à la douane (il suffit alors de vous identifier avec un autre utilisateur).

Finalement si quelqu’un a une idée pour permettre une hibernation dans ce cas de figure (i.e. sans que la clé de chiffrement ne soit compromise, ce qui serait le cas avec une partition de SWAP), je suis preneur.

Mise à jour 14 juin 2009 : Il semblerait que depuis Jaunty, pam_mount ajoute automatiquement « session optional        pam_mount.so » dans les fichiers qui se trouvent dans pam.d ; si vous avez une telle ligne, il n’est pas nécessaire d’ajouter les lignes indiquées dans l’article à la fin de ces fichiers.

HP Suisse me rembourse 600 CHF de logiciels

Après mes différents succès avec Dell et Lenovo (ex. IBM), je viens de terminer une (longue) procédure de remboursement avec le leader des fabricants d’ordinateurs personnels : Hewlett-Packard.

Introduction

Fin 2008, j’ai fait l’acquisition coup sur coup de deux ordinateurs portables HP pour des amis pour lesquels j’ai installé Ubuntu Linux. Comme d’habitude les modèles qui les intéressaient n’étaient pas disponibles sans système d’exploitation et logiciels pré-installés.

Premières tentatives

Dès réception du premier modèle, j’ai donc contacté tour à tour, le support pour portables HP où on m’a dit d’appeler le support pour portables HP professionnels qui m’a demandé d’appeler le service client, qui m’a demandé d’appeler le service vente, ce dernier service m’a demandé de contacter le service des réclamations par e-mail car ils ne pouvaient pas m’aider !

Après de nombreux e-mails et téléphones avec le service des réclamations, je n’avais toujours pas reçu la somme due en remboursement des licences d’utilisation des logiciels dont je n’accepte pas les termes. Pire, ils m’ont indiqués qu’ils n’étaient pas au courant qu’un contrat de licence de l’utilisateur final (CLUF) était affiché lors du premier démarrage de leurs machines (vive la mauvaise foi) et ils m’ont demandé de leur envoyer une copie des termes en question :

De:     Jonathan Ernst
À:     xxx.xx@hp.com
Sujet:     À l’attention de M. S.
Date:     Vendredi, 21 novembre 2008

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre téléphone.

Voici comme convenu quelques extraits de votre propre contrat de
licence, affiché au démarrage de chaque ordinateur équipé de Windows que
vous vendez :

—————————
[…]Si vous n’acceptez pas les modalités de l’accord, cliquez sur le
bouton indiqué votre rejet et n’installez, ne copiez, ne téléchargez ou
n’utilisez pas de quelque manière que ce soir les logiciels. Vous pouvez
obtenir le remboursement intégral des logiciels inutilisés[…]
—————————

Ainsi que l’extrait de la seconde licence (celle de Microsoft Windows)
également affichée au démarrage :

—————————
[…]En utilisant le logiciel, vous acceptez ces termes.
Si vous ne les acceptez pas, n’utilisez pas le logiciel.
Contactez le fabricant ou l’installateur afin de connaître leurs modalités de retour des marchandises
pour vous faire rembourser.
—————————

Je suis étonné que personne chez HP ne connaissent l’existence de ces
contrats de licence de l’utilisateur final (CLUF) puisque ces licences
sont affichées sur tous vos ordinateurs.

En outre, votre société a déjà procédé à plusieurs remboursements (de
gré ou de force) par le passé. Vous avez notamment été condamné l’année
passée en Italie au paiement de 2300 euros (dont 140 euros de logiciels)

http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

Je vous invite également à vous sensibiliser sur la question en
consultant le site : http://www.racketiciel.info/

Les logiciels dont je souhaite obtenir le remboursement sont notamment :

– Microsoft Windows Vista Home basic OEM
– WinDVD
– Roxio
– Mc Afee (2 mois)
– MS Office 2007 ready

Notez que vous pouvez probablement vous faire rembourser de ces sommes
auprès des éditeurs de ces logiciels.

Meilleures salutations

Je suis donc passé à l’étape courrier (j’ai envoyé une facture pour chacun des ordinateurs, suivi, à échéance, de menaces de poursuite). J’ai finalement reçu une réponse écrite (en anglais alors que nous avions toujours communiqué en français). Selon eux, leur politique de retour est en adéquation avec les meilleures pratiques de l’industrie (alors même que je leur ai signalé à de maintes reprises que leur deux plus grands concurrents avaient accédé à mes précédentes demandes et qu’ils avaient récemment été condamné pour des faits similaires en Italie).

Voici ma réponse :

De:     Jonathan Ernst
À:     xxx.xx@hp.com
Sujet:     Votre lettre recommandée
Date:     Vendredi, 09 janvier 2009

Bonjour,

J’accuse réception de votre réponse en anglais à mon courrier en
français (vous avez visiblement les ressources nécessaires pour faire
traduire les contrats de licences utilisateurs que vous ne respectez pas
en français, mais pas assez pour répondre à vos clients dans la langue
dans laquelle ils vous écrivent et achètent vos produits).

Comme expliqué pour ma demande de remboursement précédente (pour
laquelle j’attends toujours le remboursement), je n’ai que faire de vos
arguments fallacieux.

Premièrement votre politique de remboursement n’est pas en ligne avec
les meilleures pratiques de l’industrie comme vous l’écrivez puisque IBM
et Dell, vos deux plus gros concurrents, ont effectué le remboursement
des logiciels non utilisés dans un cas identique lors de mes précédents
achats : https://ernstfamily.ch/jonathan/tag/tax/

Ensuite, même si c’était le cas, cela n’a aucune importance puisque le
CLUF me donne explicitement droit à un remboursement en cas de non
acceptation des termes de la licence. Je vous rappelle encore une fois
que vous avez d’ailleurs récemment été condamné en Italie à ce sujet :
http://www.zdnet.fr/blogs/2007/10/29/hp-condamne-a-rembourser-un-microsoft-windows-en-italie/

Vous pouvez continuer tant que vous le souhaitez à vous cacher derrière
votre département légal, mais cela ne m’empêchera pas de mettre, sans
remboursement de votre part, votre direction aux poursuites comme
indiqué dans mes dernières lettres recommandées adressées à votre siège
et à MM P. et B.

Vous trouverez en outre attaché à cet e-mail le projet de réquisition de
poursuite qui sera envoyé, sans nouvelles satisfaisantes de votre part,
avant la fin de ce mois.

Tous droits réservés.

Mise aux poursuites de HP Suisse et de certains membres de sa direction

Hewlett-Packard Suisse et plusieurs membres de sa direction n’ayant pas donné suite à mon dernier avis avant poursuites envoyé par lettre recommandée (à l’adresse de la société et à leur adresse personnelle), j’ai envoyé la réquisition de poursuite auprès des offices compétants.

Enfin une réaction !

C’est en février 2009 (soit deux mois après le dernier avis avant poursuites) que mes débiteurs ont reçu leur commandement de payer. M. B., gérant de HP Suisse Sàrl s’est donc fendu d’un e-mail (qu’est-ce qu’il ne fait pas faire pour obtenir une réponse à ses courriers) :

De:     M B. <xxx@hp.com>
À:      Jonathan Ernst
Cc:    yyy@hp.com
Sujet:     Poursuite
Date:     Mercredi, 19 février 2009 17:28:29

Monsieur,

Faisant référence à votre lettre recommandée du 17 décembre 2008, ainsi qu’à votre commandement de payer (poursuite n° XXXXXX) qui m’est parvenu cette semaine, je déclare mon opposition.

Je respècte le fait que vous insistiez par principe à vos droits, ce qui est tout à fait légitime. Cependant, je ne vous ai personnellement jamais vendu ni facturé aucun produit HP et je ne cautionne pas le fait d’aller jusqu’à me poursuivre en privé pour un remboursement de licences de logiciels pré-installés sur des produits HP.

Néanmoins, je vous confirme que la comptabilité vous versera dès demain un montant de CHF 600 sur votre compte CCP XX-XXXXXX-X afin de couvrir tous vos frais. Par conséquent, nous vous prions de retirer la poursuite engagée contre M P. et M B.

Je vous laisse à vos opinions et à vos principes ainsi qu’à la fierté peu glorieuse d’avoir récupéré les frais de licences facturées avec nos produits HP, que vous avez par ailleurs soutiré « de gré ou de force » auprès d’autres fabricants tels que Dell, Lenovo et IBM pour reprendre vos propres citations.

Je vous adresse, Monsieur, mes salutations distinguées,

M. B

J’en arriverai presque à plaindre ce Monsieur, voici ma réponse après avoir encaissé la somme promise :

De:     Jonathan Ernst
À:     M. B. <xxx@hp.com>
Cc:     yyy@hp.com
Sujet:     Re: Poursuite
Date:     Mercredi, 26 février 2009 19:39:46 +0100

Monsieur,

Le jeudi, 2009-02-19 M. B. a écrit:
> Monsieur,
>
> Faisant référence à votre lettre recommandée du 17 décembre 2008,
> ainsi qu’à votre commandement de payer (poursuite n° 4131585) qui m’est
> parvenu cette semaine, je déclare mon opposition.
>
> Je respècte le fait que vous insistiez par principe à vos droits, ce
> qui est tout à fait légitime. Cependant, je ne vous ai personnellement
> jamais vendu ni facturé aucun produit HP et je ne cautionne pas le
> fait d’aller jusqu’à me poursuivre en privé pour un remboursement de
> licences de logiciels pré-installés sur des produits HP.

Je regrette que ma démarche vous ait causé du tort, mais ce qui est
encore plus regrettable c’est que j’aie dû aller jusqu’à cette
extrémité pour obtenir ce qui m’était dû par contrat.

En outre, je trouve cela un peu déplacé de jouer la surprise et
l’indignation alors que vous reconnaissez vous-même un peu plus haut avoir
été informé de ma démarche par courrier recommandé en décembre.
Peut-être auriez-vous dû prendre les mesures nécessaires pour éviter
cette situation à ce moment là ?

En tant que gérant vous parviendrez certainement à faire en sorte que
les différents services téléphoniques de Hewlett Packard Suisse ainsi
que le service des plaintes de votre société soient plus au fait des
droits de vos clients afin que cette situation ne se reproduise jamais.
Je reste par ailleurs à votre disposition si vous souhaitiez en apprendre
plus sur le véritable parcours du combattant qui m’a forcé à agir de la
sorte.

Il est clair pour moi que la politique actuelle (ignorer les courriers,
prétendre que les contrats de licences n’existent pas, etc.) de votre
société est destinée à décourager vos clients de faire valoir leurs
droits ce qui est inacceptable pour une société comme la votre. Pour
cette raison, je n’hésiterai pas à assister toute personne intéressée
à faire valoir ses droits tant qu’un processus de remboursement simple et
transparent (ou, mieux encore, un processus d’achat ne forçant pas la
vente liée) ne sera mis en place par les fabricants d’ordinateurs
personnels.

>
> Néanmoins, je vous confirme que la comptabilité vous versera dès
> demain un montant de CHF 600 sur votre compte CCP XX-XXXXX-X afin de
> couvrir tous vos frais. Par conséquent, nous vous prions de retirer la
> poursuite engagée contre M. B et M P.

J’ai procédé aux démarches nécessaires pour annuler ces poursuites (y
compris celle contre votre siège) et accuse réception de votre paiement.

>
> Je vous laisse à vos opinions et à vos principes ainsi qu’à la fierté
> peu glorieuse d’avoir récupéré les frais de licences facturées avec
> nos produits HP, que vous avez par ailleurs soutiré « de gré ou de
> force » auprès d’autres fabricants tels que Dell, Lenovo et IBM pour
> reprendre vos propres citations.

Ces frais ne sont en aucun cas « soutirés » aux fabricants comme vous semblez
le penser. Il s’agit simplement d’un remboursement proposé par les
éditeurs de ces logiciels lorsque le contrat de licence qui les accompagne
n’est pas accepté par l’utilisateur final.

Cela ne coûte donc absolument rien aux fabricants que vous citez. Bien
entendu, si, de votre côté, vous ne souhaitez pas faire les démarches
pour être remboursé auprès de vos fournisseurs de logiciels cela vous
regarde.

Quant à ma fierté, sachez que cette démarche n’est motivée que par des
principes et non par l’argent : faire valoir mes droits et ne pas payer 20
à 30% du prix d’un ordinateur pour des logiciels dont je
n’ai pas l’utilité. Qui sait, un jour peut-être permettrez-vous à vos
clients de choisir les logiciels qu’ils souhaitent voir préinstallés
(principe de l’opt-in au lieu de l’opt-out) sur vos machines et rendrez
cette procédure et les désagrément causés aux fabricants et à leurs
clients inutiles.

Meilleures salutations.

Conclusion

Cette fois-ci, j’ai vraiment pensé que Hewlett-Packard allait faire la sourde oreille jusqu’au tribunal. Néanmoins, comme cela avait déjà été le cas avec une de mes premières expériences en la matière, la menace (dans le cas de Dell) ou la mise effective en poursuites a à nouveau provoqué une réaction et à forcé les débiteurs à me rembourser ce qui m’était dû.

Il est malheureux de constater à quel point il est difficile de faire valoir ses droits en matière de détaxe informatique. J’ose espérer que ce genre d’initiatives ainsi que celles relayées par le projet détaxe de swisslinux, le site racketiciel.info au niveau français et racketware.info au niveau international, permettront à tout un chacun de ne pas payer inutilement des frais de licences pour des logiciels dont ils n’ont pas l’utilité (soit parce qu’ils ne souhaitent pas les utiliser, soit parce qu’ils les possèdent déjà) quel que soit leur choix de matériel. Une présentation claire des prix de ces « logiciels inclus » ainsi que leur optionnalité serait au bénéfice des consommateurs et des fabricants d’ordinateur.

Afin de multiplier ces démarches et d’encourager les fabricants à changer leurs pratiques malhonnêtes, n’hésitez pas à faire connaître vos procédures (réussies ou non) auprès des groupes cités précédemment ainsi qu’à demander de l’aide (coaching).

Annexes

Voici une liste de documents non exhaustifs permettant de retracer les échanges de courriers que j’ai eu avec Hewlett-Packard :

2008-12-17 facture premier HP
2008-22-12 facture second HP
2008-17-12 dernier avis avant poursuites (sans annexes, une lettre similaire a été envoyé à deux membres de la direction d’HP)
2009-01-08 réponse HP
2009-05-02 réquisition de poursuite (sans annexes, un formulaire similaire a été envoyé aux deux cantons où étaient domiciliés les deux membres de la direction visés par ma poursuite)

Rendez-vous au Service Écoles-Médias (SEM) pour améliorer le déploiement d’Ubuntu Linux dans les écoles

Après mon passage à l’hôtel des finances pour discuter des améliorations possibles du logiciel de taxation GeTax sous Linux, j’ai eu rendez-vous avec un des responsables du Service Écoles-Médias (SEM) afin de discuter des problème soulevés dans un précédent article en relation avec le déploiement de postes de travail sous Ubuntu dans les écoles primaires du canton de Genève. Je remercie Monsieur Corsini pour cette invitation.

En ce qui concerne les points soulevés, en voici un résumé :

Il n’est pas possible d’écrire des caractères accentués, le son ne fonctionne pas, etc.

Suite à mon intervention et à leur expérience (pour certains des points soulevés), l’équipe technique est maintenant consciente de ces problèmes et les résoudra au fur et à mesure qu’ils visiterons les écoles concernées. Bien entendu, les enseignants qui se plaindront de ces problèmes verront leur ordinateur traité en priorité.

Il existerai pratiquement autant d’installations différentes que de postes de travail

Contrairement à ce qui m’avait été indiqué, M. Corsini indique qu’ils utilisent une image commune pour déployer leurs installation (ce qui est quand même rassurant…).

Encouragements à l’utilisation de la solution libre, ordre du bootloader

Nous avons également discuté de l’encouragement à l’utilisation de Linux en modifiant la priorité des entrées du gestionnaire de démarrage installé sur ces PCs. Pour ce point, M. Corsini n’exclue pas le fait que, plutôt que de changer cet ordre, ils décident de se passer complètement de Windows à moyen terme.

Vista -> XP (licences et remboursements)

En ce qui concerne la question de savoir si la licence de Vista qui est collée sur chacune de leurs machines et qui n’est pas utilisée leur a été remboursée, il apparaît qu’un accord a été conclu avec les fournisseurs de l’État : pour chaque licence de Windows Vista non utilisée, une copie de Windows XP peut être déployée « gratuitement » à la place.

La communication avec le public est mauvaise

J’ai finalement fait part de ma déception quant à la qualité et la fréquence des échanges par e-mail que nous avions eu précédemment (en effet, un certain nombre de mes e-mail sont restés lettres mortes). Il a aussi été question de la possibilité de distribuer les images des installations de Linux sur leur site afin de permettre à la communauté de les tester et de leur faire part des éventuelles possibilité d’amélioration. L’avenir nous dira si le SEM fera désormais preuve de plus de transparence et profitera de l’opportunité que lui offre la communauté des utilisateurs et développeurs de logiciels libres.

Conclusion

Ce fut une réunion intéressante et il semblerait que le SEM ait la volonté nécessaire à l’amélioration du déploiement actuel d’Ubuntu dans les écoles primaires (reste à savoir de quelle façon et dans quels délais).

Vu les ressources limitées à disposition (trois techniciens pour l’ensemble des écoles du canton), la première chose à faire serait, me semble-t-il, de mettre en place un VPN afin que ces techniciens puissent plus facilement intervenir et corriger les problèmes de l’installation actuelle à distance, sans devoir se déplacer dans chaque école du canton. Ceci d’autant plus que Linux se prête beaucoup plus à ce genre d’interventions à distance (sans devoir déranger l’utilisateur final) que Windows.