Vacances à Bali

Je suis rentré il y a quelques jours de Bali où j’ai fait deux semaines de plongée, suivi d’une semaine de visites et de plage.

Safari plongée

Après notre dernier voyage plongée aux Philippines, nous voilà reparti avec Sabrina un peu plus au sud pour un nouveau safari plongée à Bali.

Carte de bali avec itinéraire du safari

Carte de Bali avec itinéraire du safari

Cette fois les déplacements se faisaient en bus et les plongées depuis un bateau ou parfois depuis la côte. Au programme, beaucoup de plongées (2 à 3 par jour) et quelques visites culturelles (quand même ;-) ).

plongee1

Sabrina et moi en plongée

Une première partie de vacances 100% réussie avec Christian, Valérie, Lucien et nos deux excellents guides Éloïse et Cédric. Bravo aussi à Abyss pour son organisation excellente comme d’habitude !

Photo de groupe

Photo de groupe du safari

Les volcans de Java

Vive le style !

Vive le style !

Une fois la première partie de ce voyage terminée, nous avons décidé d’aller découvrir les volcans de l’ouest de Java ainsi que le cratère de souffre du mont Ijen (et son lac, considéré comme le plus toxique au monde). Pour ce faire, nous avons convenu avec un artisan d’Ubud reconverti en taxi de nous servir de chauffeur pendant trois jours.

Cette partie du voyage était beaucoup moins organisée que la première et s’est transformée en vraie aventure y compris pour notre pauvre chauffeur Made improvisé qui ne connaissait pas du tout la route (défoncée et interminable) qui menait aux volcans que nous avions décidé de visiter.

Nous avons commencé par découvrir les volcans de Bromo (dès 4 heures du matin pour voir le levé du soleil) et notre chauffeur s’est alors transformé en véritable touriste (achetant photos et t-shirts souvenirs).

Nous sommes allé ensuite visiter un cratère voisin en partie à dos de cheval (j’ai coupé la personne qui tient le cheval sur la photo de gauche pour faire plus sérieux…).

Levé du soleil à Bromo

Levé du soleil à Bromo

Le jour suivant, nous sommes allé gravir le cratère du mont Ijen d’où des forçats extraient du souffre par paquet de plus de 100kg sur le dos pour un salaire d’environ 10$/jour (une fortune par rapport au salaire espéré dans les rizières). À cette occasion, nous avons été embarqué par une équipe de la télévision nationale indonésienne qui souhaitait nous interviewer au fond du cratère (là où les fumées toxiques nous obligeaient à respirer dans des tissus mouillés).

Le cratère du kawa Ijen et un porteur de souffre

Le cratère du kawa Ijen et un porteur de souffre

Au retour, nous avons rendu visite à la famille de l’employé de notre chauffeur à Java (qui nous avait accompagné car Made avait peur de ne pas comprendre les habitants de Java), puis quelques jours plus tard à la famille de Made qui nous a présenté son artisanat (il faut aimer, mais bon). J’en ai profité pour établir sa présence sur Internet ;-)

Crâne sculpté

Crâne sculpté

Kuta beach et ces environs

Les derniers jours de ces vacances mémorables se sont passés à Kuta beach et ces environs (après avoir passé deux jours à Kuta et avoir eu l’impression d’avoir émigré en Australie, nous sommes parti direction Sanur, beaucoup plus calme).

Au programme, un peu de shopping, marchés et cours de surf ;-)

Presque aussi à l'aise sur l'eau que sur le Web...

Aussi à l'aise sur l'eau que sur le Web (ou presque)

Pour finir, voici une petite galerie photo :

24 heures de voyage retour immédiatement suivi d’un week-end enterrement de vie de garçon de mon pote Boris et me voilà en pleine forme pour reprendre le travail !


Conversion de scripts PHP utilisant les « short-tags »

Si vous avez gardé de mauvaises habitudes ou que vous avez récupéré de vieux scripts PHP qui utilisaient encore les balises courtes ou « short-tags » (<? ?> au lieu de <?php ?>) qui sont désactivées par défaut dans les versions actuelles de PHP, vous pouvez utiliser le script suivant (shorttags.sh) au lieu de corriger tous les fichiers manuellement :

#!/bin/sh
find "$@" -name "*.php" -exec perl -i -wpe 's/<\?=/<?php echo /g' {} \; \
-exec perl -i -wpe 's/<\?(?!php|xml)/<?php /g' {} \;

Une fois le script récupéré, rendez-le exécutable :

chmod +x shorttags.sh

Puis utilisez-le comme cela (après avoir éventuellement fait une sauvegarde de vos précieux scripts) :

./shorttags.sh /chemin/vers/vos/fichiers/php/

Notez que vous pouvez indiquer plusieurs répertoires à la suite les uns des autres.

N’hésitez pas à me faire part de vos améliorations !

Mise à jour 24 juin 2009 : Merci à John Lenton pour son commentaire, j’ai mis à jour le script.

Copier et agrandir une partition chiffrée

Introduction

Un de mes disques externes chiffrés de sauvegardes  arrivant manifestement en fin de vie, j’ai décidé de le remplacer préventivement par un autre de taille supérieure.

Mon disque chiffré ne contient qu’une partition et a été chiffré avec cryptsetup (LUKS) sans utiliser LVM ; si vous ne savez pas comment chiffrer votre partition, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup.

Attention : Les étapes suivantes peuvent causer des pertes de données en cas d’erreur (par exemple si vous vous trompez de disque) ou de problème matériel ou logiciel ; si vous n’avez pas d’autre copie de vos données (c’est mal), faites-en une avant ; en outre, si vous ne comprenez pas une étape, demandez avant de recopier les commandes suivantes.

Copie des données

Pour copier les données de l’ancien disque (dans cet exemple, sdc) vers le nouveau disque (dans cet exemple sdd), j’ai utilisé ddrescue puisque je n’étais pas sûr de pouvoir correctement lire tous les secteurs de l’ancien disque (attention à bien démonter toutes les partitions sur les disques concernés avant de commencer).

On commence par installer ddrescue si on ne l’a pas encore :

sudo aptitude install gddrescue

Ensuite, on copie tout le disque :

sudo ddrescue -n -r1 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Si des erreurs sont survenues pendant la copie, on refait une passe en insistant un peu :

sudo ddrescue -r2 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Redimensionnement de la partition

La première étape consiste à modifier sa table des partitions :

sudo fdisk /dev/sdd
[...]
Commande (m pour l'aide): d
Partition sélectionnée 1
Commande (m pour l'aide): n
Commande d'action
   e   étendue
   p   partition primaire (1-4)
p
Numéro de partition (1-4): 1
Premier cylindre (1-38913, par défaut 1):[entrée]
Utilisation de la valeur par défaut 1
Dernier cylindre, +cylindres or +taille{K,M,G} (1-38913, par défaut 38913):[entrée]
Utilisation de la valeur par défaut 38913
Commande (m pour l'aide): w
La table de partitions a été altérée!
[...]

Maintenant que la partition prend toute la place disponible sur le nouveau disque, il faut encore redimensionner le conteneur des données chiffrées après l’avoir déverrouillé :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/sdd1 cryptbackup
sudo cryptsetup resize cryptbackup

La dernière étape consiste à redimensionner le système de fichiers après l’avoir vérifié :

sudo e2fsck -f /dev/mapper/cryptbackup
sudo resize2fs -p /dev/mapper/cryptbackup

Plus d’informations sur le sujet

Si vous souhaitez faire la même opération mais en réduisant la partition plutôt qu’en l’agrandissant, vous pouvez vous référer à cet article sur le forum Ubuntu (en anglais). Si vous souhaitez déverrouiller votre partition chiffrée automatiquement lors de votre connexion (en utilisant votre mot de passe comme phrase de passe), vous pouvez lire mon article sur le sujet.

Ubuntu One : Canonical présente son alternative à Wuala/Dropbox

En tant que membre Ubuntu, j’ai été invité à tester le nouveau service de « cloud computing » de Canonical, Ubuntu One. D’autres services seront ajoutés par la suite, mais il s’agit pour l’instant d’un clone des services offerts par exemple par Wuala et Dropbox, soit du stockage de document en ligne avec possibilité de synchronisation entre plusieurs ordinateurs. Du côté des plans de stockage, ils proposent actuellement un plan gratuit pour 2Go de données et un plan à 10$/mois pour 10Go.

Du point de vue utilisateur, il accède à ses fichiers soit par le site Web d’Ubuntu One, soit à travers le dossier Ubuntu One dans son dossier personnel.

Après un rapide test, voici les points négatifs et positifs que je retiens :

Points négatifs

  • la partie serveur est propriétaire (c’est aussi le cas des deux autres services que j’ai cité auparavant ; pour un serveur et un client libre, il existe iFolder)
  • les données ne semblent pas être cryptées sur le serveur (ce qui est le cas avec Dropbox par exemple)
  • le client n’est disponible que pour Ubuntu actuellement (pas d’autres distributions ou systèmes d’exploitation ; pour ceux-ci, il faut passer par l’interface Web)

Points positifs

  • le client est très simple à installer et fonctionne bien même avec la version 64 bits d’Ubuntu (ce qui n’est pas le cas de Wuala par exemple selon mon expérience)
  • intégré au gestionnaire de fichiers Nautilus et au système de fichiers
  • le plan à 10$/mois soutient les efforts de Canonical pour le développement d’Ubuntu
  • le client est libre (GPLv3 et Creative Commons)

Je n’utilise pas personnellement de service de stockage de fichiers en ligne, mais j’en ai déjà installé pour d’autres utilisateurs. Pour moi, le problème principal d’Ubuntu One reste le fait que les données ne sont pas chiffrées sur leurs serveurs (j’ai rapporté à ce sujet le bug #375289).

Mise à jour 15 mai 2009 : Juste pour que ce soit clair, je ne vois pas de problème à ce que Canonical utilise le nom d’Ubuntu pour vendre de l’espace de stockage en ligne afin de financer son fonctionnement. Par contre je regrette beaucoup que la partie serveur d’Ubuntu One ne soit pas libre alors que cela n’empêcherait pas cette société de vendre ledit espace de stockage ; espérons que cela change.

Partage de données et de configuration entre Windows et Linux

Lorsqu’il s’agit d’installer Windows et Linux en dual-boot, il est souvent intéressant d’aller un peu plus loin dans l’intégration des deux systèmes d’exploitation et de permettre à l’utilisateur de retrouver ses documents, sa musique, ses vidéos, ses e-mails (dans cet exemple Mozilla Thunderbird) et son calendrier (dans cet exemple Mozilla Lightning) quel que soit le système d’exploitation sur lequel il a démarré.

Comment faire ?

Voici ce que je fais en général dans les configuration dual-boot Windows/Ubuntu (mais la procédure est similaire pour d’autres distributions) que je met en place pour les personnes qui ne sont pas encore passées 100% à un système d’exploitation libre.

  1. (optionnel) je commence par exécuter mon script de post-installation afin que les codecs et polices Windows soient installés
  2. ensuite je rajoute quelques paquets qui seront utiles pour cet exemple (exécutez la commande suivante dans un terminal – applications/accessoires/terminal- ou cliquez sur les trois liens suivants si vous utilisez Ubuntu : apt://mozilla-thunderbird, apt://lightning-extension et apt://ntfs-config) :
    sudo aptitude install mozilla-thunderbird lightning-extension ntfs-config
  3. ntfs-config

    ntfs-config (attention à l'« ortograffe » ;-) )

    vous pouvez maintenant exécuter la commande suivante dans un terminal, cochez la case en regard de votre partition Windows et tapez « windows » dans le champ à droite ; validez et profitez de cocher les deux cases sur l’écran suivant :

    sudo ntfs-config
  4. si ça n’a jamais été fait et que vous utilisez Thunderbird, lancez-le une fois (ne configurez rien, fermez l’assistant et Thunderbird)
  5. dans un terminal, copier/coller les commandes suivantes (cela déplace le point de montage de votre partition Windows hors de /media et évite d’avoir une icône inutile sur votre bureau) :
    sudo sh -c 'sed "s/\/media\/windows/\/mnt\/windows/g" /etc/fstab > /tmp/fstab && cp /tmp/fstab /etc/fstab'
    sudo umount /media/windows
    sudo mv /media/windows /mnt
    sudo mount /mnt/windows
  6. C’est là que cela devient intéressant ; il s’agit ensuite de faire des liens symboliques depuis votre dossier personnel qui pointent vers les dossiers correspondant sous Windows. Lorsque vous tapez les commandes suivantes dans le terminal, à chaque fois qu’il y a un mot entre « <> », il ne faut pas taper ce mot, ni les symboles «<» et «>», mais utilisez la touche tabulation plusieurs fois afin de faire apparaître les possibilités, puis, lorsque vous avez repéré le bon répertoire, commencez à saisir son nom, puis tapez encore une fois sur la touche tabulation pour compléter automatiquement le nom. Finalement notez que <dossier des utilisateurs> correspond en général « Documents and settings » sous XP et « Users » sous Vista.
    mv Documents Documents_old;mv Images Images_old;mv Vidéos Vidéos_old;mv Musique Musique_old
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes\ documents Documents
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes\ documents/Mes\ images Images
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Mes\ documents/Mes\ vidéos Vidéos
    ln -s /mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Documents/Ma\ musique Musique
    mv Documents_old/* Documents/;mv Images_old/* Images/;mv Vidéos_old/* Vidéos/;mv Musique_old/* Musique/*
    rmdir Documents_old Images_old Vidéos_old Musique_old
  7. Maintenant que vos données sont mises en commun entre Windows et Linux, voici les instructions en ce qui concerne Firefox, les e-mails (Thunderbird) et le calendrier (Lightning) (Attention : copiez-collez ce qui suit quelque part parce que vous allez devoir fermer Firefox pour continuer et notez que les opérations suivantes suppriment votre profil Firefox et Thunderbird sous Linux au profit des versions sous Windows).
    cd .mozilla-thunderbird/<série de lettres et de chiffres>
    rm -rf *
    TB=/mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Application\ Data/Thunderbird/Profiles/<série de lettres et de chiffres>
    for file in "$TB"/*; do ln -s "${file}"; done
    rm extensions
    cd ../..
    cd .mozilla/firefox/<série de lettres et de chiffres>
    rm -rf *
    FF=/mnt/windows/<dossier utilisateurs>/<nom utilisateur>/Application\ Data/Mozilla/Firefox/Profiles/<série de lettres et de chiffres>
    for file in "$FF"/*; do ln -s "${file}"; done
    rm extensions
  8. Vous pouvez maintenant rouvrir Firefox et Thunderbird et devriez retrouver les mêmes informations et la même configuration que sous Windows

Informations supplémentaires

Dans cette configuration il est important de comprendre que si la partition NTFS n’a pas été démontée correctement par Windows, elle ne sera pas montée sous Linux et les documents et profiles ne seront donc pas accessible (dans ce cas, il faut redémarrer sous Windows). C’est également le cas si vous mettez Windows en « Veille profonde » (hibernation).

Personnalisation de Pidgin

Pidgin est mon logiciel de messagerie instantanée préféré et cela tombe bien, il est pré-installé sur Ubuntu (Applications/Internet/Messagerie Internet Pidgin). Il me permet d’utiliser simultanément mes 15 (!) comptes de messagerie (MSN, Yahoo, Jabber, Bonjour, Facebook, IRC, Google Talk, ICQ, AIM, Skype, etc.) ainsi que de modifier mes statuts sur identi.ca, twitter et Facebook, le tout depuis une interface très propre et sans pub (astuce : faites glisser vos contacts qui correspondent à la même personne sur plusieurs protocoles l’un sur l’autre pour les fusionner, vous n’avez plus à vous soucier de savoir s’ils utilisent MSN ou Skype).

Je vais décrire ici ce que je configure en général dans ce logiciel une fois qu’il est installé car une des autres grandes force de Pidgin est l’existence de nombreux plugins qui permettent d’étendre ses fonctionnalités.

Intégration avec Facebook

Si vous disposez d’un compte Facebook et que vous avez autre chose à faire de votre journée que de répondre à des questionnaires, jouer à des jeux de vampires en cliquant sur des liens ou que vous ne souhaitez simplement pas avoir en permanence une fenêtre de votre navigateur pour discuter avec vos « friends », ce plugin d’Eion Rob est fait pour vous (en attendant que Facebook permette enfin d’utiliser le protocole ouvert XMPP pour discuter avec vos amis ; c.f. Bug 3152).

Sous Ubuntu, il vous suffit d’installer le paquet pidgin-facebookchat en cliquant sur ce lien ou en collant la commande suivante dans un terminal par exemple :

sudo apt-get install pidgin-facebookchat

Une fois le plugin installé, vous pouvez soit relancer Pidgin, soit rechargé la liste des plugins en allant dans « outils/plugins » puis en cliquant sur « Fermer ».

Vous pouvez maintenant ajouter votre compte Facebook comme n’importe quel compte depuis « comptes/gérer les comptes ». Dans avancé, je coche personnellement les options suivantes : « Set Facebook status through Pidgin status » (ne fonctionne pour l’instant que quand vous êtes « Disponible », c.f. Bug 374 ), « Show Facebook notifications as e-mails in Pidgin » et « Edit Facebook friends from Pidgin »

Intégration avec Skype

Le même développeur qui a développé le plugin précédent a également créé un plugin pour Skype. Malheureusement celui-ci nécessite encore que le client Skype soit installé et lancé (vous pouvez faire en sorte qu’il soit lancé automatiquement en cochant la case correspondante dans les paramètres avancés de votre compte Skype dans Pidgin) pour que l’intégration fonctionne, mais cela a au moins l’avantage de ne garder qu’une liste de contacts affichée.

Vous pouvez télécharger ce plugin ici.

Intégration avec le microblogging (identi.ca et twitter)

Le plugin pidgin-microblog (des instructions pour Ubuntu sont disponibles sur cette page) permet de poster et recevoir les mises à jour sur vos sites de microblogging. Il n’est malheureusement pas possible actuellement (Bug #28) de poster des mises à jour directement avec le statut de Pidgin et il faut cliquer sur un des contacts virtuels correspondant à chacun de vos comptes pour le faire.

Plugins supplémentaires

En plus de ces plugins de protocoles, il existe de nombreux autres plugins intéressant qui permettent d’étendre les fonctionnalités de Pidgin, je vais en décrire ici quelques uns que j’active en général.

Premièrement, si vous utilisez Ubuntu comme moi, commencez par installer une série de plugins supplémentaires (pour les autres, il faudra les chercher sur leur site correspondant ou voir s’ils existent dans le gestionnaire de paquet de votre distribution préférée). Vous pouvez cliquer ici ou taper la ligne suivante dans un terminal :

Pidgin

sudo apt-get install pidgin-plugin-pack

Ensuite rendez-vous dans « outils/plugins » et activez (si vous le voulez) :

  • « Accepter automatiquement » pour accepter automatiquement, sous certaines conditions que vous pouvez définir dans les préférences du plugin, les transferts de fichiers
  • « Conversation badger » qui affiche une petite icône correspondant au protocole utilisé dans la fenêtre de conversation (utile pour éviter d’envoyer par exemple des informations confidentielles à travers Facebook alors que vous pensiez écrire à votre correspondant sur Jabber/SSL)
  • « Dissimulation des Join/Part », « /exec » et « IRC helper » utiles si vous utilisez l’IRC
  • « Historique » qui affiche dans les fenêtres de discussion les derniers messages échangés avec le contact en question (pensez à activer dans « outils/préférences/archivage », les options « archiver tous les messages » et « archiver toutes les discussions »)
  • « Mode psychique » qui vous permet de savoir quand quelqu’un va vous écrire avant même qu’il vous envoie le premier message. Effet garanti : demandez à votre contact ce qu’il veut juste avant qu’il envoie son message ;-)

Script de post-installation pour Ubuntu

À force d’installer Ubuntu pour des gens, je me retrouve souvent à refaire un certain nombre d’opérations identiques sur chacune de ces machines. Cela faisait longtemps que je souhaitais écrire un petit script pour automatiser une bonne partie de ces étapes une fois le système d’exploitation installé afin de gagner du temps.

Le script en action

Le script en action

Fonctionnement

Ce script pose quelques questions à l’utilisateur en début d’exécution, puis installe toute une série de logiciels libres, de polices de caractères, de codecs audio et vidéo, de plugins de navigateur et, si l’utilisateur ne peut s’en passer et le décide, de logiciels propriétaires connus. Pendant l’opération quelques dépôts de logiciels sont ajoutés et une ou deux optimisations sont apportées et toutes les mises à jour disponibles sont finalement installées. Il est facile de modifier le script selon vos besoins personnels en l’éditant avec votre éditeur de texte préféré.

Instructions

Je met à disposition ici ce script pour ceux que cela intéresse (teste sur Ubuntu Jaunty 32 et 64 bits, mais devrait fonctionner avec d’autres versions également) :

  1. enregistrer postinstall.sh
  2. clic droit -> propriétés -> permissions -> « autoriser l’exécution du fichier comme un programme »
  3. double clic sur le fichier et choisir « lancer »

N’hésitez pas à proposer des améliorations !

Mise à jour 3 mai 2009 : J’ai publié ici une nouvelle version de ce script qui tient compte de certains de vos commentaires. Merci !

Mise à jour 4 mai 2009 : J’ai encore publié une nouvelle version de ce script qui corrige certains problèmes et tient compte des nouveaux commentaires.

Mise à jour 5 mai 2009 : Décidément, les commentaires pleuvent ! La nouvelle version du script vérifie désormais si une nouvelle version est disponible et tiens compte de certaines de vos remarques dont je vous remercie. Il est en outre maintenant possible d’exécuter plusieurs fois le script de suite sans avoir des entrées à double dans les fichiers de configuration.

Mise à jour 7 mai 2009 : Encore une nouvelle version. Pour cette version et les prochaines, reportez-vous au changelog (il apparaît automatiquement en cas de mise  à jour automatique).

Prodimex : un magasin où le client est loin d’être le roi !

Comme vous le savez peut être, je suis informaticien ; je commande pour moi-même et mes clients des tonnes de matériel chaque année et une partie de ce matériel vient de chez Prodimex à Genève. Ce magasin qui a des prix compétitifs et offre aux professionnels une caisse rapide n’a malheureusement pas que des qualités.

Je n’ai pas l’habitude d’utiliser mon blog pour me plaindre (sinon il ne me resterai vraiment plus de temps pour faire quelque chose de constructif ;-) ), mais comme il s’agit là de ma seconde mésaventure avec eux et qu’une fois encore leurs employés anonymes ont fait preuve d’une indicible malhonnêteté et d’un manque de respect envers leur client, j’ai décidé de rapporter ici leurs pratiques.

Première mésaventure : 4 cartes mères avec une description erronée

Il y a deux ans, j’ai fait l’acquisition de 4 cartes mères commandées sur le site de Prodimex. Je les ai choisies entre autres choses parce qu’elles disposaient (d’après la description de Prodimex et les pictogrammes associés à l’article sur leur shop en ligne) d’une interface Gigabit. Or après avoir monté les quatre machines, les avoir softées, j’ai constaté que l’interface réseau était en fait une interface Fast Ethernet et non Gigabit.

Je leur ai donc écrit afin de leur indiquer ce problème de description sur leur site et de leur proposer deux solutions que je jugeais correctes :

- leur ramener les 4 PCs montés et leur faire remplacer les cartes mères par des cartes conformes à celle décrite sur leur site
- leur demander de me fournir 4 cartes Gigabit PCI (cela ne leur coûterai trois fois rien par rapport au temps perdu à comprendre que leur description de produit n’était pas conforme à la réalité)

M. Service commercial m’a indiqué qu’« en effet, sur ce type de carte mère en 10/100 Mbps, il faut ajouter pour avoir du Lan 1000 Mbps » (sans même mentionner le fait qu’il y avait bien une erreur sur leur site) et que je « pouv[ais] retourner ces cartes mères, si celle-ci n’ont pas été ouvertes et/ou installé. » (alors que j’avais déjà indiqué que ces cartes mères avaient été montées).

J’ai encore insisté une fois par e-mail, mais je n’ai jamais reçu de réponse. Je me suis alors rendu au magasin où le vendeur a refusé de faire un geste commercial (j’étais près à payer les cartes Gigabit en échange d’un rabais correspondant à la marge de Prodimex sur ce produit) et où on m’a fait attendre plus d’une demi heure un responsable avant de me dire qu’il n’avait pas envie de me parler (!).

J’ai rapporté cette visite à mon ami M. Service commercial en lui disant que je comptait faire opposition au débit sur ma carte et il m’a répondu qu’il reprendrait les cartes mères si je consentait à payer des frais de reconditionement ; ce que j’ai naturellement refusé car cela aurait nécessité de payer ces frais, démonter les PCs, recommander d’autres cartes mères, racheter de la pâte thermique, les remonter (et heureusement que c’étaient des PCs sous Linux, sinon j’aurai été bon pour réinstaller Windows/les drivers pour le nouveau matériel). Il n’a pas manqué de terminer son e-mail commercial par « sachez que votre message ci-dessous va être conservé et transmis à qui de droit et ce avec la mention Fraude au cas ou vous le ferriez. ». Bonjour le service clientèle !

L’affaire en est restée là (i.e. j’ai payé de ma poche des cartes Gigabit dans un autre magasin), mais j’ai dû venir physiquement au magasin confirmer mes commandes suivantes car j’ai été inscrit sur leur « blacklist » (voir ci après) après ce scandale (ils ont fini par m’autoriser à nouveau à commander normalement après avoir gueulé encore une fois ; merci Prodimex de cette délicate attention ; m’autoriser à faire des achats !).

Seconde mésaventure : je me retrouve encore une fois sur la blacklist parce qu’ils ne savent pas lire leurs e-mails

Après plusieurs années de bons services (je commande chaque mois pour plusieurs milliers de francs de matériel chez eux pour mes amis, clients, famille, etc.), voilà qu’ils remettent ça. Il y a quelques semaines j’ai commandé un article par leur site Web et j’ai reçu un message m’indiquant qu’ils ne traitaient pas les commandes le samedi et que ma commande serait traitée le lundi suivant. Comme j’avais besoin rapidement de ce matériel, je me suis déplacé au magasin et l’ai commandé sur place directement. En arrivant chez moi j’ai répondu au mail de confirmation de commande que cette commande (qui n’avait pas encore été prise en compte puisqu’on était samedi) pouvait être annulée. Seulement, une semaine après je reçoit un mail de confirmation m’indiquant que ma commande est disponible au magasin ; je leur renvoie alors encore un e-mail (et reçoit un accusé de réception automatique) pour leur rappeler que j’avais déjà annulé cette commande et que je les prie de bien vouloir me confirmer que tout est en ordre. Que nenni ; une semaine après je reçois encore un mail de rappel, suivi d’une nouvelle réponse de ma part (restée encore une fois sans réponse), suivie une semaine après d’un dernier mail m’indiquant que ma commande avait été annulée puisque je n’était pas venu la chercher…

Le fait qu’ils n’arrivent pas à traiter les e-mails de leurs clients ne serait pas grave, si ce n’est que suite à cette annulation, je reçois à la suite de ma commande suivante un e-mail me demandant de me déplacer au magasin pour valider la commande au guichet (il s’agissait de deux malheureuses barrettes de RAM pour un total inférieur à 40 CHF).  Même si cela m’énerve, je décide de me rendre au magasin afin de confirmer cette commande en passant par la fameuse caisse rapide (caisse réservée aux personnes qui ont fait des commandes sur Internet) où l’on m’indique que la confirmation de commande ne peut se faire qu’au guichet normal (comptez une heure de queue). Comme je n’avais pas (plus) de temps à perdre pour une si petite commande, je décide de partir et de leur écrire un mail pour leur demander la raison qui les poussent à m’obliger de confirmer ma commande alors même que vu mon volume de commande hebdomadaire, ils doivent bien se dire que je sais ce que je commande…

Qu’elle ne fut pas ma surprise quand, le lendemain, M. Service commercial m’indique que :

Bonjour Monsieur ERNST,
En réponse à votre mail, voici les renseignements demandés.

En préambule permettez nous de vous informer que la caisse rapide est un avantage que nous offrons à nos clients. Nous nous réservons le droit de le retirer en cas de non respect de certaines règles.

Pour en revenir au sujet de votre demande. Nous avons été contraints de vous retirer cet avantage car vous n’êtes pas venu retirer de la marchandise que vous aviez commandée via Internet.
Malgré nos multiples relances, vous ne nous avez pas informé de votre décision quant à ces commandes non retirées.
Nous pouvons comprendre que vous puissiez ne plus avoir besoin de la marchandise mais dans ce cas il aurait fallu nous en avertir par courtoisie.
Nous avons du par conséquent remettre les pièces commandées en STOCK, ce qui nécessite de la manutention, du temps et de l’énergie pour toute notre équipe.
Nous ne vous cachons pas que nous avons eu le sentiment que vous n’aviez que peu d’égards aux efforts que nous apportons à satisfaire rapidement nos clients en leur offrant cette possibilité de réservation via notre site Internet.

Par conséquent nous avons décidé de ne plus traiter par avance vos commandes Internet sans qu’un acompte ne soit versé.
Nous sommes persuadés qu’aux vues de ces explications vous comprendrez notre décision.

Meilleures salutations.
Service commercial

PS : Nous profitons également de ce court mail, pour vous informer qu’une borne  » libre service  » est à votre disposition au fond du magasin. Borne sur laquelle il vous est possible de commander tous les produits disponibles en Stock au magasin et ce sans faire la queue

Ma réponse ne tarda pas :

Bonjour,

Le mercredi 01 avril 2009 à 14:16 +0200, PRODIMEX SA – Service
Commercial a écrit :
> 
[...]
>
> Pour en revenir au sujet de votre demande. Nous avons été contraints
> de vous retirer cet avantage car vous n’êtes pas venu retirer de la
> marchandise que vous aviez commandée via Internet.
> Malgré nos multiples relances, vous ne nous avez pas informé de votre
> décision quant à ces commandes non retirées.

Je vous ai informé à de multiples reprises de l’annulation de ma
commande (due au fait que je suis passé chercher le matériel en question
à la caisse pro). Force est de constater que vous avez un problème avec
votre serveur de mail ou le traitement humain des e-mails reçus. Je
peux, si vous le souhaitez, vous retrouver les traces de mes mails
ainsi que l’acceptation de ceux-ci par votre serveur dans les logs de
nos serveurs.

Voici les dates et sujets des mails en question :

Commande P9B19P036U

Sujet: Re: Commande PRODIMEX n° P9B19P036U
Date:  Sat, 28 Feb 2009 17:17:40 +0100

[...]

Votre accusé de réception (qui indique que vous ne répondez pas le
samedi, mais qui n’indiquent pas que mon mail est parti à la poubelle ;
au contraire, mon mail est sensé être traité lundi ce qui n’est
manifestement pas le cas) :

Sujet: Re: Commande PRODIMEX n° P9B19P036U
Date: Sat, 28 Feb 2009 17:50:31 +0100

[...]

> Nous pouvons comprendre que vous puissiez ne plus avoir besoin de la
> marchandise mais dans ce cas il aurait fallu nous en avertir par
> courtoisie.

Voir ci-dessus.
[...]

Merci, au regard de ce qui précède, de me confirmer que vous revenez sur
votre décision et que vous validez ma commande (et les suivantes). Je
commande pour plusieurs milliers de francs de matériel chez vous et chez
d’autres fournisseurs chaque semaine avec mes différents comptes et
serait au regret de ne plus faire appel à vos services si vous deviez
persister à penser que j’ai manqué d’égard à votre endroit alors que le
problème se trouve dans votre infrastructure de traitement des e-mails
envoyés par vos clients.

Meilleures salutations.

Vous pensez que la situation serait alors réglée ? Vous avez tort…

Bonjour Monsieur,
En réponse à votre mail, voici les renseignements demandés.

Nous avons pris note de votre réponse.

Nous vous invitons donc, puisque vous avez déjà utiliser le système, à utiliser la caisse PRO pour vos futures commandes.

Recevez nos meilleures salutations.
Service commercial

Voilà, ils accusent réception de mon message, ne s’excusent pas ni ne remettent en doute le fait qu’ils aient fait une erreur de jugement et me propose d’utiliser la caisse Pro (alors même que le matériel en question n’est pas en stock et qu’il ne peut donc pas être commandé par ce moyen). Incroyable ; j’ai bel et bien perdu le privilège royal de commander du matériel chez Prodimex sans faire des heures de queue à chaque fois.

Conclusion

Après cette dernière perte de temps et devant l’incommensurable bêtise de M. « Service commercial » que je salue, j’éviterai comme la peste ce fournisseur à l’avenir et commanderai mon matériel chez les suisses allemands de digitec qui ont des prix comparables malgré le fait que le matériel est envoyé par la poste (ou dans l’un des nombreux autres magasins de qualité à disposition, c.f. commentaires). Je ne peux que vous recommander d’en faire autant. En écrivant cet article, j’ai constaté que je n’étais pas le seul à avoir fait les frais de ce magasin qui se croit tout permis sous prétexte que son volume de vente est important (voir par exemple les témoignages sur forum.hardware.fr). Pour moi le pire n’est pas que Prodimex ait commis des erreurs (erreur de présentation de produit, erreur de jugement dû à un mauvais traitement des e-mails), mais qu’ils soient incapables de reconnaître leurs erreurs et de les assumer en produisant des excuses ou un geste commercial.

GeTax : voici les patchs et les paquets

Suite à mon rendez-vous au département des finances, j’ai décidé de voir à quel point il était difficile de corriger les différents défauts de GeTax sous Linux. En quelques heures de travail, alors que je n’avais jamais créé de paquet de ma vie, je suis arrivé à une solution qui permet de corriger 100% des défauts relevés dans mon premier article sur le sujet et rapportés chaque année depuis 4 ans.

Aujourd’hui je vous présente donc le résultat de ce travail qui, je l’espère, sera intégré dans les prochaines version de GeTax, mais aussi dans celles des versions des autres cantons de ce logiciel de saisie de déclaration fiscale.

N’hésitez pas à tester ces paquets avec votre distribution préférée et à m’envoyer vos commentaires. Je vous tiendrai au courant si/quand ces modifications auront été intégrée « upstream » ;-) .

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Modifications

Raccourci .desktop

Un raccourci au standard .desktop est automatiquement placé dans applications->bureautique.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Corrections de chaînes de caractères

Quelques fautes d’orthographe (majuscules accentuées) ainsi que toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader ont été corrigées

Désactivation de la mise à jour automatique

Comme l’installation se fait globalement avec mon paquet, il n’est pas possible d’utiliser le système de mise à jour mono-utilisateur de GeTax ; j’ai donc fait en sorte de désactiver automatiquement les mises à jour. Si ma solution est retenue par le département des finances, le système de mise à jour pourrait simplement télécharger une nouvelle version du paquet d’installation ou bien GeTax pourrait prendre en compte les fichiers mis à jour dans le répertoire personnel de l’utilisateur lorsqu’ils existent (en lieu et place des fichiers installés system-wide). Néanmoins mes paquets contiennent la dernière version mise à jour de GeTax ; c’est à dire une version plus récente que celle téléchargeable sur le site de GeTax.

Paquets

.deb (Debian, Ubuntu, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .deb a été testé avec succès sur Ubuntu 8.4, 8.10, 9.4 32 et 64 bits : téléchargement.

.rpm (RedHat, Fedora, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .rpm a été brièvement testé sur Fedora 10 64 bits : téléchargement.

.tgz

Pour toutes les autres distributions : téléchargement.

Patch

Voici un patch qui décrit les modifications apportées au code de GeTax 2008 : téléchargement.

Conclusion

Ces paquets viennent peut-être un peu tard par rapport aux délais pour rendre sa déclaration d’impôts (à la fin de ce mois), mais si vous avez demandé un délai ou si vous êtes intéressé par le test de ces paquets, je vous remercie de me faire part de vos expériences.

J’espère que GeTax2009 proposera des moyens d’installation aussi simples que ceux présentés ici et que les autres corrections apportées à GeTax pourront être intégrées dans cette prochaine version ainsi que dans les versions des autres cantons. J’attends à ce propos des nouvelles du département des finances et vous tiendrai au courant de la suite donnée à ces patchs et paquets.

Mise à jour 27 juin 2010 : J’ai publié un nouvel article avec mes paquets pour GeTax 2009 créés il y a presque six mois déjà.

Déchiffrer son dossier personnel lors de l’identification avec pam-mount

Cas d’utilisation

Un ordinateur partagé avec plusieurs utilisateurs dont un (moi) souhaite chiffrer ses données. Je ne veux pas qu’il soit nécessaire d’entrer une phrase de passe au démarrage, ni utiliser eCryptfs (qui chiffre chaque fichier séparément). Le but est donc d’utiliser ma partition chiffrée LUKS (Linux Unified Key Setup) et d’utiliser mon mot de passe utilisateur comme phrase de passe pour déchiffrer puis monter cette partition (il est donc important d’utiliser un mot de passe identique à une des phrases de passe utilisée pour débloquer la clé de chiffrement).

Le chiffrement de la partition ne sera pas abordé ici, pour Ubuntu, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup

Mise en place

Premièrement, vous aurez besoin du module PAM (Pluggable Authentication Module) pam-mount :

sudo aptitude install pam_mount

Ensuite, il vous faudra, le cas échéant, commenter la ligne qui sert à monter votre partition chiffrée dans /etc/fstab ainsi que la ligne correspondante dans /etc/crypttab pour éviter que le système tente de déchiffrer et monter cette partition au démarrage (avant l’identification).

Il faut maintenant indiquer à pam-mount quelle est la partition à monter en ajoutant la ligne suivante au fichier/etc/security/pam_mount.conf.xml juste avant </pam_mount> (en remplaçant jernst par le nom d’utilisateur correspondant) :

<volume user="jernst" fstype="crypt" path="/dev/sda2" mountpoint="/data" />

Il ne reste plus qu’à configurer PAM en ajoutant la ligne suivante à la fin des fichiers /etc/pam.d/common-session et /etc/pam.d/common-auth

# added for libpam-mount
@include common-pammount

Finalement, dans cet exemple, il faut encore déplacer toutes vos données personnelles vers votre partition chiffrée, puis faire un lien symbolique entre votre dossier personnel et /data.

Derniers mots

Cette technique a aussi l’avantage de vous permettre d’allumer votre ordinateur sans qu’une phrase de passe vous soit immédiatement demandée, ce qui est particulièrement utile dans des pays où la protection de votre vie privée peut vous valoir un séjour en détention ou un mauvais quart d’heure à la douane (il suffit alors de vous identifier avec un autre utilisateur).

Finalement si quelqu’un a une idée pour permettre une hibernation dans ce cas de figure (i.e. sans que la clé de chiffrement ne soit compromise, ce qui serait le cas avec une partition de SWAP), je suis preneur.

Mise à jour 14 juin 2009 : Il semblerait que depuis Jaunty, pam_mount ajoute automatiquement « session optional        pam_mount.so » dans les fichiers qui se trouvent dans pam.d ; si vous avez une telle ligne, il n’est pas nécessaire d’ajouter les lignes indiquées dans l’article à la fin de ces fichiers.